Par Samir MÉHALLA
Depuis sa création, Tel-Aviv ne vit que par la manipulation du récit et le mépris des accords qu’elle signe. Le récent article de ynetnews.com, publié hier et présentant la «découverte» de roquettes à Ghaza, s’inscrit dans cette vieille mécanique de propagande : créer un ennemi permanent pour justifier une guerre sans fin. Chaque opération militaire devient une croisade défensive, chaque violation du droit international un acte de «sécurité».
Ce n’est pas la première fois que l’armée sioniste exhibe des armes prétendument «prêtes à l’emploi» pour alimenter la peur et anesthésier la conscience de sa population. Le scénario est toujours le même : une menace imminente, une riposte «préventive», et un silence assourdissant sur les victimes civiles. À chaque cycle, les mêmes mots, les mêmes images, les mêmes justifications : l’entité se défend. Mais se défendre de quoi, sinon des conséquences de sa propre politique ?
Les accords d’Oslo, la résolution 242, les trêves successives : rien n’a jamais résisté à la logique expansionniste et à la culture du fait accompli. Chaque engagement signé finit piétiné par la suite, au nom d’une prétendue sécurité éternellement menacée. Derrière la rhétorique sécuritaire, une stratégie de domination : militariser le territoire, contrôler les populations, réécrire la réalité.
Tel-Aviv a fait de la propagande un instrument, une arme diplomatique et psychologique. Elle parle de paix tout en bombardant, se dit démocratique tout en imposant l’apartheid, invoque la mémoire du passé pour mieux légitimer ses violations du présent. Cette duplicité n’est pas une dérive ponctuelle, c’est une doctrine constante : fabriquer la peur pour occuper, mentir pour durer.
L’histoire le démontre : l’entité sioniste n’avance jamais par la vérité, mais par la manipulation. Tant que le monde se laissera hypnotiser par ses communiqués militaires et ses artifices médiatiques, la paix restera un slogan et la justice, une illusion.
S.M.
