La cohésion du peuple algérien avec l’institution militaire demeure le seul garant de la sauvegarde de la sécurité et de la stabilité du pays.
L’Algérie célèbrera ce lundi 4 août la Journée nationale de l’armée nationale populaire (ANP). Une journée marquant la date de la reconversion de l’Armée de libération nationale en Armée nationale populaire. Une Journée instituée en 2022 par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, Chef Suprême des Forces armées, ministre de la Défense nationale, en reconnaissance du rôle de l’institution militaire dans le processus d’édification du pays et dans la préservation de l’unité et de la souveraineté nationales. Une célébration devant être présidée par le Chef de l’Etat au Cercle national de l’Armée à Beni Messous (Alger). Une opportunité pour le général d’armée Saïd Chaengriha, ministre délégué auprès du ministre de la Défense nationale, chef d’état-major de l’Armée nationale populaire, de mettre en avant les acquis et réalisations de l’ANP et défis de l’heure. Néanmoins, grâce aux différentes stratégies adoptées par le Haut-commandement, l’ANP a su se moderniser et se professionnaliser au point d’annihiler toute menace, notamment celles qui se profilent aux frontières du pays. Son opérationnalité lui permet de surpasser les menaces potentielles et les dangers auxquelles est confrontée l’Algérie. Acteur national de premier plan dans la gestion des risques majeurs, l’ANP est devenue le noyau dur autour duquel s’organise tout le dispositif sécuritaire du pays.
Un contexte de complexification
Une célébration intervenant au moment où l’ANP diversifie dans un contexte sécuritaire particulier. Un contexte de complexification de la situation régionale et d’intensification des interventions étrangères, souvent motivées par des calculs loin de placer la stabilité de la région au premier plan. En effet, la région sahélo-saharienne est devenue un terrain de rivalité stratégique entre puissances internationales et régionales. Néanmoins, l’Algérie «demeurera, en dépit des tentatives visant à semer le trouble sur son rôle pivot dans la région, un facteur efficient dans la sécurité et la paix au Sahel, et continuera à faire tout ce qui est en son pouvoir, afin d’asseoir les fondements du dialogue et engager des approches régionales constructives au service de la sécurité et de la stabilité dans la région», soulignait le général d’armée Saïd Chanegriha, dans son allocution prononcée aux travaux du Séminaire national intitulé «Le Sahel africain : les défis sécuritaires et de développement à l’aune des rivalités géopolitiques dans la région».
Un rempart aux menaces
Dans un contexte mondial où les crises s’entrecroisent et les menaces se multiplient, l’Algérie émerge comme une voix de raison et d’équilibre, fidèle à une politique étrangère fondée sur la non-ingérence, le respect de la souveraineté et la défense de la paix et de la sécurité régionale. Cependant, la réalité du terrain impose un renforcement constant des frontières et de la préparation militaire. A cet égard, l’ANP a su faire preuve d’une grande capacité d’adaptation aux évolutions géopolitiques en sécurisant les frontières nationales tout en appuyant les efforts diplomatiques en faveur de la stabilité régionale et en multipliant les initiatives de défense proactives face aux différentes formes de menaces, qu’elles soient traditionnelles ou hybrides. La défense de la souveraineté ne se limite plus à la seule dimension militaire ; elle englobe désormais la sécurité économique et la capacité à protéger les projets stratégiques. Dans cette optique, l’ANP est devenue un partenaire clé dans la sauvegarde des acquis du développement, la sécurisation des infrastructures énergétiques et l’accompagnement des grands projets sur lesquels l’Algérie mise pour renforcer sa stature économique à l’échelle continentale et internationale. En plus de ses missions de défense, l’ANP joue un rôle fondamental dans la préservation du tissu social, la protection de la jeunesse contre les drogues, la lutte contre les réseaux de criminalité transnationale, et la résistance face aux campagnes de désinformation ciblant l’unité, l’identité et la stabilité de l’Algérie à travers les guerres hybrides.
La mobilisation générale
Cette célébration intervient, également, quelques jours après l’adoption par les deux chambres du Parlement de la loi sur la mobilisation générale. Loin d’être une déclaration de guerre, ni même une mobilisation effective, cette loi se veut un outil juridique qui permet à l’État de se préparer légalement, institutionnellement et logistiquement à tout scénario d’escalade. Elle est également un message dissuasif, adressé à tous les acteurs régionaux. En adoptant cette loi, l’Algérie affirme ainsi qu’elle est prête à défendre sa souveraineté, par le droit, par la diplomatie, et, si nécessaire, par la force. «La loi relative à la mobilisation générale s’inscrivait dans le cadre des efforts soutenus des institutions de l’Etat visant à réunir les facteurs de force et d’immunité pour défendre les intérêts suprêmes de la patrie», soulignait le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Lotfi Boudjemâa, devant les membres du Conseil de la nation.
En célébrant, l’Armée nationale populaire, c’est la mémoire de la nation, son avenir, et la promesse d’une Algérie nouvelle qui sont honorés. Une Algérie qui construit son présent avec l’apport de tous ses enfants.
Badis B.
