L’Algérie est classée parmi les trois Etats africains les plus attractifs pour les investissements directs étrangers.
L’investissement étranger en Algérie connaît une dynamique positive, reflétant les efforts déployés par l’Etat pour améliorer le climat des affaires et offrir un environnement favorable à la réussite des projets d’investissement.
Portée par la nouvelle loi sur l’investissement de 2022 qui constitue un tournant majeur pour attirer les investissements, nationaux et étrangers, la stratégie a pu assoir la confiance des partenaires et investisseurs étrangers dans les potentialités de l’économie nationale et ses perspectives d’avenir et propulser, ainsi, l’Algérie parmi les trois Etats africains les plus attractifs pour les capitaux internationaux, selon le Global Attractiveness Index 2025, publié par le cabinet italien The European House-Ambrosetti (TEHA).
Hydrocarbures : intérêt croissant
Le secteur des hydrocarbures connait une dynamique sans précédent. Les compagnies énergétiques mondiales affichent un grand intérêt au domaine minier algérien.
Il ne se passe pas un jour sans qu’une délégation ne soit reçue par les différents responsables du secteur et dans la majorité des cas pour discuter de projets concrets. Cela va des grands majors à l’instar d’Exxon Mobil, Chevron, ENI, Equinor et Oxy, aux compagnies asiatiques telles le groupe chinois Anton où la compagnie indonésienne Pertamina qui vient de signer 3 contrats de service avec Sonatrach. Alnaft, principal point d’entrée et d’accompagnement de ces investissements, ambitionne de capitaliser cet intérêt pour le domaine minier national.
Dans le cadre du « Bid round 2024 », l’Alnft a attribué des licences d’exploration pour plus de 600 millions de dollars dans la phase d’exploration.
L’agence s’attend à des investissements de plus de 3 milliards de dollars durant la phase de développement. L’Agence prévoit, également, de lancer au cours du premier semestre de l’année l’appel d’offres international « Algeria Bid Round 2026 ».
Si, pour le moment, c’est les réserves onshore qui domine le marché des hydrocarbures algérien, les potentialités du pays dans la zone offshore et dans les non conventionnels suscitent l’intérêt des grands groupes étrangers. Concernant l’offshore, l’agence s’est déjà lancée dans l’étude des capacités du pays dans le domaine, dont la dernière étude a été confiée au groupe SLB. Par ailleurs, le groupe américain Chevron a clairement affiché son intérêt pour l’étude du potentiel de l’Algérie en hydrocarbures offshore. Les résultats d’études menées par le groupe SLB devront être rendus bientôt, par contre ceux de Chevron devront être conclus avant l’année 2028 conformément à l’accord signé entre Alnaft et le groupe américain le mois de janvier 2025, qui sont d’une durée de réalisation de deux ans pour un montant de 100 millions de dollars à la charge de Chevron.
Toute cette dynamique que connait le secteur démontre l’attractivité du marché des hydrocarbures algérien et l’impact positif engendré par l’amélioration du climat des investissements dans ce domaine.
Industrie : hub pour l’investissement
Outre le secteur des hydrocarbures, le secteur industriel s’affirme, lui aussi, comme un hub pour les investissements. En mai dernier, l’Agence algérienne de promotion de l’investissement (AAPI) a annoncé des résultats impressionnants : 743 projets d’investissement enregistrés depuis le début de l’année 2025, représentant une valeur totale de 889 milliards de dinars (environ 6 milliards d’euros).
Il faut dire que l’attractivité économique de l’Algérie se confirme de manière significative et croissante.
Ce qui a permis, durant les années 2024 et 2025, le lancement de milliers de projets, dont de grands projets industriels en partenariat dans les secteurs des industries mécaniques, agroalimentaires, chimiques, pharmaceutiques et des matériaux de construction. Consciente de sa dépendance aux hydrocarbures, l’Algérie s’est engagée à diversifier son économie en favorisant des secteurs tels que l’industrie, l’agriculture, les énergies renouvelables et les infrastructures.
Cette stratégie a attiré l’attention d’investisseurs désireux de se positionner dans ces domaines. Cette évolution vers une image plus positive s’est, d’ailleurs, concrétisée lors de la 4e édition de l’IATF, avec la signature, au profit de l’Algérie, de contrats d’exportation d’une valeur totale de 11,4 milliards de dollars, ainsi que des engagements, pour un montant de 11,6 milliards de dollars.
Diplomatie économique
Ce regain d’intérêt pour le marché algérien découle de multiples facteurs. Il y a, évidemment, toutes les réformes internes opérées, mais aussi les évolutions dans la politique étrangère du pays. En effet, l’amélioration des relations diplomatique avec certains partenaires internationaux a fortement contribué à renforcer la confiance. Ces rapprochements ont facilité l’intégration du pays dans les circuits commerciaux mondiaux tout en offrant aux entreprises étrangères un environnement plus stable pour leurs investissements.
L’adhésion de l’Algérie au Traité d’Amitié et de Coopération (TAC) de l’ASEAN en juillet 2025, permet de s’ouvrir à un bloc économique majeur et renforcer ses partenariats au-delà des alliances traditionnelles.
Cette adhésion permet également de positionner l’Algérie comme un partenaire clé pour les marchés asiatiques et ouvre des perspectives de coopération dans l’économie.
Saïd S.
