L’édification d’une véritable industrie automobile a été au cœur de la réunion du Conseil des ministres présidé par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, qui a, à l’occasion, affiché une véritable ambition pour le secteur.
Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a d’abord tenu, en abordant l’état d’avancement des projets du secteur automobile, à saluer et à encourager «les promoteurs et porteurs de projets crédibles œuvrant à l’édification d’une véritable industrie automobile», a indiqué le communiqué rendu public à l’issue de la réunion. Avec ce type de projets « crédibles» qu’il a encouragés et qui sont en cours, le président Tebboune veut ainsi marquer «une rupture avec la sombre période d’avant 2019, dominée par des pratiques frauduleuses». L’on se souvient tous, en effet, de la façon dont ce secteur que certains se sont «accaparé» a été géré. Avec une totale opacité.
Aussi, le président Tebboune veut dissuader de potentiels «faux promoteurs» en leur opposant la rigueur et la transparence. C’est dans cette optique qu’il a d’ailleurs révélé lors de la réunion que, désormais, «les agréments relatifs à la fabrication et à l’importation de véhicules relèvent exclusivement du Conseil des ministres». L’ambition stratégique du président Tebboune est de faire du secteur automobile un des leviers les plus importants de l’industrie nationale en particulier et l’économie nationale en général. L’objectif stratégique est de poser les bases d’une véritable industrie mécanique émergente à travers les projets en cours, avec pour ambition de contribuer à hauteur d’au moins 12% au produit intérieur brut (PIB)», a affirmé le chef de l’Etat. Pour ce faire, l’ambitieux projet ne peut aboutir sans l’implication des compétences nationales. Il a d’ailleurs insisté, lors de son intervention à l’issue de l’exposé sur les projets automobiles, sur «l’impératif d’impliquer les entreprises algériennes de sous-traitance qualifiées dans les différentes spécialités de l’industrie automobile, comme condition essentielle», selon le communiqué. Aussi, a-t-il ordonné, «l’ouverture du secteur aux entreprises nationales spécialisées dans l’électricité automobile, les pièces détachées, etc.».
Lutte ferme contre la corruption
En outre, la réunion du Conseil des ministres a été consacrée à deux projets de loi portant sur la prévention et la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme, ainsi que sur la protection des personnes physiques en matière de traitement des données à caractère personnel. «En ouverture de la réunion, et après étude et discussion, le Conseil des ministres a approuvé les deux projets de loi» en question, souligne le communiqué précisant que «le Conseil a tenu compte des orientations du président de la République». Le chef de l’Etat a souligné à ce propos que «l’Algérie a mis en place des mécanismes stricts de contrôle et de régulation dans la lutte contre toutes les formes de corruption, notamment après les progrès significatifs réalisés dans la lutte contre toutes les formes de criminalité, en particulier celles à dimension financière, ainsi que dans la protection des personnes». D’autres dossiers ont également été à l’ordre du jour de la réunion, notamment les moyens de lutte contre les incendies à l’occasion notamment de la saison estivale.
Le président a, à ce propos, «ordonné de maintenir le plus haut niveau de vigilance durant les prochaines semaines marquées par une hausse des températures», indique le communiqué. Aussi, a-t-il appelé, «à une extrême prudence lors des opérations de moisson». Il a enfin ordonné «la mobilisation de tous les moyens disponibles et la coordination de tous les efforts dans une approche préventive face aux risques potentiels d’incendie», conclut le communiqué.
A.I.
