Reporté la semaine dernière par le président du tribunal correctionnel de Sidi M’Hamed pour absence des témoins, le procès de K.B ,63 ans, connu des services de la police pour s’être impliqué dans plusieurs affaires liées aux disputes de voisinage et agressions musclées des membres de sa famille, s’est achevé par sa condamnation à deux ans de prison ferme assortis d’une amende de 50 000 dinars. Lors de son audition, l’inculpé a nié tous les faits qui lui sont reprochés estimant qu’il fait l’objet d’un coup monté de toutes pièces par ses proches. Il a déclaré : «je n’ai à aucun moment frappé ma mère. Ma sœur est à l’origine des problèmes familiaux.
A chaque fois que je demande un service à ma mère, elle se mêle de tout et de rien». Questionné par rapport aux coups et blessures occasionnés à sa sœur, il a affirmé qu’elle l’a provoqué et lui a manqué de respect en sus d’avoir interdit à sa mère de lui donner de l’argent. Appelés à la barre pour donner leurs versions des faits, les témoins qui se sont succédé aux témoignages ont affirmé que le mis en cause a fait usage de la force. «Il s’est acharné contre sa mère et sa sœur et son neveu en utilisant une canne. Il proféré des insultes et offrait aux passagers une scène désolante d’un homme vulgaire et agressif et n’était notre intervention les choses auraient pris une autre tournure», ont-ils dit. Le procureur de la République a requis une peine de trois ans de prison ferme assortie d’une amende de 50 000 dinars arguant que toutes les preuves légales et matérielles sont fondées dans cette affaire. Le procureur a exhibé le casier judiciaire qui compte pas moins de 12 affaires pénales.
Pour rappel, l’inculpé a été condamné à des peines allant de deux à trois ans de prison ferme assorties d’amendes variant entre 20 000 et 50 000 dinars par les tribunaux d’Alger et de Tizi-Ouzou. Le mis en cause risque d’être déféré devant le tribunal criminel vu la gravité des faits qui lui sont pénalement reproché pour la simple raison qu’il a occasionné de graves blessures à celle qui l’a mise au monde. Il est poursuivi selon les procès-verbaux établis à son encontre par les éléments de la police judiciaire de la sûreté de daïra d’Hussein Dey, d’avoir asséné à sa propre mère deux coups de poing au visage ce qui lui a causé une sérieuse fracture au nez. Transférée à l’hôpital de Nefissa Hamoud, le médecin légiste lui accorde un certificat médical d’incapacité de 10 jours déterminant que les blessures occasionnées à sa victime sont graves. Au cours de son audition, l’inculpé qui est incarcéré à la prison d’El Harrach a reconnu tous les faits arguant que sa mère veut le chasser du domicile familial sis à El Hamma. «Elle m’a toujours exigé de divorcer sous prétexte qu’elle n’accepte pas et ne cesse pas de taquiner mon épouse, elle ne veut ni de moi ni de ma femme qui vit l’enfer depuis notre mariage », a-t-il argué.
Présenté devant le procureur puis devant le juge de la comparution immédiate, il a été écroué pour coups et blessures volontaires sur ascendant et plus précisément sa propre mère. Il a purgé tout récemment une peine de deux ans de prison ferme prononcée contre lui par le président du tribunal correctionnel d’Hussein Dey. Son avocat qui a crié au coup monté compte introduire un appel à la cour d’Alger pour la révision de la peine prononcée à son encontre car il estime qu’elle est « lourde ».
R.H.