Encore une débilité. Le pseudo-Premier ministre du Mali, le général Abdoulaye Maiga, a, encore, proféré une nouvelle « accusation gratuite» envers l’Algérie.
Défendant sa forfaiture, Abdoulaye Maiga a ouvertement accusé l’Algérie et la France de soutenir des groupes terroristes opérant dans la région du Sahel. Ses déclarations ont été faites lors de l’ouverture du Salon militaire de Bamako (BAMEX).auquel ont pris part les trois pays de l’Alliance des États du Sahel (AES), le Mali, le Niger et le Burkina Faso, et en présence d’un auditoire composé de responsables militaires et de représentants de la défense, parmi lesquels le vice-ministre russe de la Défense Yunus-Bek Yevkourov, le secrétaire général du ministère nigérien de la Défense, le général Sani Katche, et le ministre burkinabè de la Défense, le général Célestin Simporé.
« Aujourd’hui, ceux qui se trouvent du côté des groupes terroristes opérant dans notre région sont la junte française et la junte algérienne », a-t-il déclaré, en faisant référence à une pseudo-implication présumée des deux pays dans la crise sécuritaire que traverse le Mali.
Si ces propos interviennent dans un contexte de fortes tensions entre le Mali et son ancienne puissance coloniale, la France, après que Bamako a opéré un rapprochement avec la Russie ces dernières années, les accusations contre l’Algérie soient loin d’être une première. En effet, à la tribune de l’Assemblée générale des Nations unies, Abdoulaye Maïga avait appelé Alger à « cesser de soutenir le terrorisme international».Une accusation rejetée par le ministre des affaires étrangères, Ahmed Atatf, qui a qualifié ces accusation de «bavardage de caniveau » qui inspire le « dégoût ». Or le Mali est au cœur d’une tempête en raison en raison de intransigeance du putschiste Assimi Goïta, au point que l’avenir, même de l’Etat malien repose sur un fil. Instabilité politique, menace terroriste, effondrement économique, et pression internationale. Depuis le coup d’état de 2020, Bamako tente de justifier ses échecs successifs. Et pour cacher le soleil avec un tamis, la junte malienne tente de rejeter les prédictions d’un effondrement du Mali.
« Certains détracteurs espéraient voir le Mali s’effondrer. Ils voulaient voir le peuple malien à genoux, divisé et affaibli », avance Abdoulay Maiga. Une manière de refiler la patate chaude.
« Mais au lieu de céder au désespoir, les Maliens font preuve d’une solidarité exemplaire, d’une patience remarquable et d’une détermination sans faille. Le Mali ne tombera pas, le Mali ne sombrera pas, car le Mali, avant tout, c’est son peuple et ses idéaux », ajoure Maiga, loin de la réalité du terrain.
Badis B.
