Chargé par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, le ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines, Ahmed Attaf, est arrivé, mardi à Athènes, pour une visite officielle en Grèce, indique un communiqué du ministère.
Cette visite s’inscrit «dans le cadre du renforcement des relations d’amitié et de coopération entre les deux pays, et de la consolidation des traditions de concertation et de coordination conjointes, notamment à la faveur du mandat de l’Algérie et de la Grèce en tant que membres non permanents du Conseil de sécurité des Nations unies», précise le communiqué.
Reçu, hier, par le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis, le chef de la diplomatie algérienne lui a transmis les salutations du chef de l’Etat,, ainsi que celles du Premier ministre, Sifi Ghrieb.
La rencontre a constitué une occasion pour les deux parties de réaffirmer leur volonté commune de renforcer les relations d’amitié et de partenariat entre les deux pays, et leur attachement mutuel à développer la coopération bilatérale dans divers domaines vitaux et prioritaires.
Les deux parties ont également exprimé leur grande satisfaction quant au niveau de coordination existant entre les missions de l’Algérie et de la Grèce dans le cadre de leur mandat actuel au Conseil de sécurité de l’ONU, soulignant la convergence des positions des deux pays sur de nombreuses questions d’intérêt commun, au premier rang desquelles figurent les défis croissants auxquels est confronté l’espace méditerranéen.
La Méditerranée, un espace de coopération
Dans son allocution à cette occasion, Ahmed Attaf a déclaré que « le Président m’a chargé de me rendre en Grèce afin de relancer nos relations bilatérales et m’a confié trois messages à vous transmettre : le premier concerne l’engagement à travailler avec vous pour redynamiser nos relations bilatérales et leur donner une profondeur plus grande et un nouvel élan».
Le second, poursuit Ahled Attaf, vise «à réaffirmer notre grande satisfaction quant à la qualité du travail conjoint que nous menons dans le cadre des Nations unies au vu du haut niveau de coopération remarquable entre nos ministères des Affaires étrangères et nos missions à New York. »
Le troisième message concerne « la région de la mer Méditerranée, qui a historiquement constitué un espace de coopération étroite entre nos deux pays, afin qu’ils soient davantage impliqués dans les nouveaux développements que connaît notre région méditerranéenne, notamment dans les domaines du partenariat et des nouvelles politiques de voisinage mises en œuvre au sein de l’Union européenne », a ajouté le ministre Attaf.
L’Algérie, un partenaire fiable
De son côté, le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis a déclaré que « les relations entre nos deux pays jouissent d’une amitié de longue date et d’une vision commune pour instaurer la paix dans notre région élargie ».
Il a également salué la forte coopération entre les deux pays dans le domaine de l’énergie, estimant que « l’Algérie a été l’un de nos fournisseurs les plus fiables lorsqu’il s’agit de gaz naturel liquéfié ».
Il a ajouté que « la Grèce joue un rôle de plus en plus important en tant que point d’entrée du gaz naturel liquéfié vers l’ensemble de l’est de la Méditerranée, et bien sûr vers nos voisins du nord. Il y a donc matière à discuter».
Tandis que le chef de la diplomatie grecque, George Gérapetrite, a mis en avant les liens historiques d’amitié fondés « à la fois sur nos principes et valeurs communs et sur notre géographie commune», ajoutant a qu’«en tant que pays méditerranéens, nous avons une compréhension commune des défis universels et nous partageons la même vision pour une mer de paix, de stabilité et de prospérité».
Il a, également, souligné que cette visite intervient dans le sillage du cinquième cycle de consultations politiques entre nos pays, organisé au début de l’année en cours à Alger.
Rendez-vous pris pour 2026
Lors de cette rencontre, les deux chefs de la diplomatie ont discuté de l’éventail des possibilités pour renforcer davantage les relations bilatérales dans les domaines de l’énergie, du commerce, du tourisme et de la technologie.
«Nous fixons comme jalon temporel la tenue de la Commission mixte intergouvernementale au début de 2026, qui donnera une nouvelle dynamique aux relations bilatérales», a-t-il révélé.
R.N
