L’Union générale des travailleurs algériens (UGTA) a exprimé sa satisfaction face aux récentes annonces sociales du président de la République, tout en formulant des revendications pour 2026.
À l’issue d’une réunion tenue à Zéralda entre le Secrétariat national du syndicat et les secrétaires généraux des unions de wilayas et des fédérations nationales, l’UGTA a salué les décisions présidentielles relatives à l’augmentation des salaires, des allocations chômage et des bourses étudiantes, prévues pour le début de l’année 2026. Elle a qualifié ces mesures de «traduction concrète de l’engagement ferme du chef de l’État à consolider les acquis sociaux et à améliorer le pouvoir d’achat des citoyens». Cependant, l’UGTA appelle à ce que ces augmentations ne se limitent pas aux seuls fonctionnaires. La Centrale syndicale demande qu’elles soient élargies au secteur économique, tout en étant accompagnées d’une revalorisation significative du Salaire national minimum garanti (SNMG), qu’elle considère comme un outil fondamental de régulation des revenus et de préservation du pouvoir d’achat. L’organisation revendique également des hausses substantielles des pensions et des allocations de retraite, afin d’assurer un traitement équitable pour les retraités, souvent vulnérables face à l’inflation. Pour l’UGTA, ces décisions sociales et économiques participent directement au renforcement de l’indépendance politique et économique de l’Algérie, tout en consolidant la cohésion sociale et la stabilité nationale. Amar Takdjout a mis en avant les indicateurs économiques positifs présentés par le Président – notamment la baisse de l’inflation et l’augmentation des réserves de change – comme autant de signaux encourageants pour le développement d’une économie moins dépendante des hydrocarbures.
Une réforme de la Centrale syndicale
Au-delà des revendications salariales, la réunion a permis d’évaluer le fonctionnement interne de l’UGTA et de dresser un bilan des réalisations depuis l’installation du Secrétariat national. Takdjout a insisté sur la nécessité de réorganiser l’Union selon ses principes fondateurs, soulignant que «la stabilité de l’Union et l’organisation interne de ses rangs sont aujourd’hui non négociables». Il a plaidé pour un changement radical du mode de fonctionnement de la Centrale, et une révision de certaines dispositions de la loi n°23-02 relative à l’exercice du droit syndical, afin de mieux refléter l’histoire et le rôle militant de l’UGTA dans le paysage syndical algérien. La déclaration finale de la rencontre insiste sur plusieurs priorités stratégiques, à savoir l’adaptation des textes de l’Union au nouveau cadre législatif syndical, l’élaboration d’une charte éthique axée sur la probité et la responsabilité, la régularisation de la situation financière de l’organisation via une gestion transparente des cotisations et du patrimoine, la relance de la formation syndicale, considérée comme un levier clé pour répondre aux besoins concrets des travailleurs dans tous les secteurs et toutes les régions.
L’engagement pour le dialogue social
Un recensement rigoureux du patrimoine de l’UGTA est également prévu, avec pour objectif une gestion optimale de ses biens. Par ailleurs, le syndicat a réaffirmé son engagement ferme en faveur du dialogue social, qu’elle qualifie de «choix stratégique irréversible». Elle estime que son institutionnalisation à tous les niveaux est essentielle pour garantir un climat professionnel stable, assurer la protection des droits et renforcer la cohésion nationale.
L’UGTA salue également les récentes avancées législatives en matière de protection de la mère et de l’enfant après l’accouchement, les qualifiant de progrès majeurs.
Islam K.
