Dans un monde où l’information est devenue une arme à part entière, l’Algérie fait face à une campagne d’hostilité d’une ampleur sans précédent, orchestrée par des officines étrangères aux intentions inavouées.
La Présidence de la République a annoncé que plusieurs comptes sur les réseaux sociaux ont relayé une fausse information selon laquelle le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, aurait accordé un entretien à des journaux français. «Depuis quelques heures, plusieurs comptes sur les réseaux sociaux relaient une information selon laquelle le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, aurait accordé un entretien à des journaux français. Cette prétendue interview a été reprise par plusieurs sites de presse électronique», a indiqué, hier, la Direction Générale de la Communication de la Présidence de la République dans un communiqué. Une information démentie, hier, dans un communiqué par la Direction générale de la Communication de la Présidence de la République, qui précise «qu’il ne s’agit que d’une pure invention». Selon le même communiqué, cette fausse information n’est rien d’autre qu’une invention pure et simple. Une information «fabriquée de toutes pièces par des comptes hostiles ayant eu recours à la technique du photomontage pour tromper l’opinion publique, tant nationale qu’internationale», note le communiqué qui dénonce «un montage numérique».
A ce propos, la direction générale de la communication de la Présidence de la République a formellement démenti «la tenue de tout entretien entre le Président de la République et des organes de presse étrangers». «Ces pratiques scandaleuses et immorales rendues possibles par les nouvelles technologies de l’information et de la communication sont utilisées par des mercenaires du mensonge opérant depuis l’ombre de leurs écrans», selon les mêmes services. En somme, il s’agirait d’une manœuvre délibérée visant à manipuler les perceptions et à semer la confusion à travers des contenus fabriqués de toutes pièces. A cet égard, la Direction générale de la Communication de la Présidence de la République, tout en mettant en garde sur les dangers de la désinformation à l’ère du numérique, appelle les professionnels des médias à vérifier toute information auprès de sources officielles et appelle l’ensemble des professionnels des médias, en Algérie comme à l’étranger, à faire preuve de rigueur et à vérifier l’authenticité de ce type d’informations auprès des sources officielles.
Une telle attitude est, selon le même document, essentielle pour préserver l’intégrité de l’information et garantir une couverture médiatique responsable. Enfin, la direction générale de la Communication a rappelé que comme à l’accoutumée tout entretien du président de la République qu’il soit accordé à des médias algériens ou étrangers fait toujours l’objet d’une annonce officielle soit par les services de la présidence soit par la télévision publique nationale ou encore par les médias concernés eux-mêmes.
Elle souligne ainsi que toute information de ce genre ne bénéficiant pas de confirmation officielle doit être considérée avec la plus grande prudence.
Cette information révélée par la direction générale de la Présidence de la République ne laisse aucun doute sur la nature et l’ampleur de la guerre médiatique menée contre l’Algérie. Une «attaque» s’inscrivant dans ce que l’on qualifie de «guerres de cinquième génération». D’autant que les «laboratoires spécialisés» ne se contentent plus de simples campagnes de désinformation, mais exploitent désormais l’intelligence artificielle, les deepfake, et la manipulation des algorithmes pour façonner un récit biaisé et malveillant à l’encontre de l’Algérie. D’autant que cette énième manœuvre intervient dans un contexte sensible, marqué par des campagnes anti-algériennes virulentes, menées à partir de Paris et Rabat, et par une crise diplomatique profonde qui oppose, ces derniers temps, l’Algérie et la France.
Rappelons que l’hostilité médiatique envers l’Algérie n’est pas un phénomène nouveau. Certes, les méthodes ont évolué avec l’essor du numérique, mais l’objectif demeure le même : déstabiliser l’Algérie et ternir son image à l’international. Face à cette offensive multiforme, la réaction algérienne ne peut être que proportionnée et adaptée aux nouveaux enjeux de la guerre de l’information. Aussi, l’Algérie, forte d’une résilience éprouvée face aux défis sécuritaires et politiques les plus ardus, ne saurait demeurer passive devant cette offensive insidieuse qui vise à ternir son image.
Badis B.