Après la frappe iranienne sur une base américaine au Qatar, Donald Trump a fait proposition de cessez-le-feu. L’entité sioniste a dit avoir accepté la proposition de Donald Trump et a assuré que «tous les objectifs» de la guerre ont été atteints alors que Téhéran a affirmé avoir «forcé» son ennemi à «cesser unilatéralement» le conflit.
Mais peu de temps après ces déclarations, ils s’accusent mutuellement de mener des frappes. L’Iran a affiché par contre son engagement à mettre fin à ses frappes de riposte contre l’entité sioniste sous condition que celle-ci cesse son agression lancée il y a douze jours sur le sol iranien, au moment où plusieurs pays multiplient les appels à davantage d’efforts pour maintenir la paix et la stabilité au Moyen-Orient. Téhéran a précisé hier matin par la voix du ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, qu’ «à ce jour, il n’existe aucun accord de cessez-le-feu ni de cessation des opérations militaires». Si l’entité sioniste «met fin à son agression illégale contre le peuple iranien (…) Nous n’avons pas l’intention de poursuivre notre riposte par la suite», a poursuivi Araghchi dans un message publié par les médias iraniens. Et de réaffirmer que les forces armées iraniennes «restent prêtes à défendre» le pays «jusqu’à leur dernière goutte de sang», et répondront à toute attaque de l’ennemi «jusqu’à la toute dernière minute».
Donald Trump qui a fait la proposition de cessez-le-feu, a estimé hier que les deux camps ont violé le cessez-le-feu et s’en est même pris à son allié sioniste. «Vraiment, Israël, je suis très mécontent de ce qu’ils ont fait ce matin. Je ne suis pas content !», a-t-il lancé. Plus tôt, il avait demandé à l’entité sioniste de ne «pas lâcher ces bombes» sur l’Iran. Le chancelier allemand Merz, la Turquie ou encore la France ont de leur côté appelé Iran et l’entité sioniste à respecter le cessez-le-feu annoncé par Trump. De son côté, la Chine a de nouveau exhorté mardi l’Iran et l’entité sioniste à «revenir dès que possible sur la bonne voie d’une solution politique» et souhaité «qu’un cessez-le-feu se concrétise au plus vite». Le Qatar, dont le territoire abrite une base militaire américaine frappée par l’Iran lundi soir a dit qu’il répondra à l’attaque iranienne par des mesures «diplomatiques et légales». Depuis le 13 juin, l’Iran subit des bombardements qui ont détruit plusieurs bâtiments dans le pays, et fait, selon un dernier bilan plus de 600 morts et plus de 5 000 blessés.
Des bombardements qui ont pris fin avec l’instauration d’un fragile cessez-le-feu. Le gouvernement iranien en profite pour évoquer déjà la reconstruction. «Nous avons été témoins d’attaques visant des zones résidentielles, ainsi que des centres scientifiques, des instituts de recherche, des établissements de santé et des civils (…) nous sommes donc face à une tâche de reconstruction majeure», a déclaré la porte-parole du gouvernement Fatemeh Mohajerani, à la télévision d’Etat.
Synthèse A. I.