Dans le cadre de la 56ᵉ Foire Internationale d’Alger s’est tenu, hier, le Forum économique algéro‑pakistanais, réunissant une cinquantaine d’opérateurs algériens et une délégation de quinze acteurs économiques pakistanais au Palais des Expositions des Pins Maritimes.
Cette seconde édition marque une volonté claire des deux nations : faire décoller leurs échanges commerciaux vers un objectif ambitieux de 1 milliard de dollars de volume bilatéral.
Les participants ont souligné que les échanges actuels, bien que modestes 27,5 M$ en 2023, restent en-deçà du potentiel. En effet, ils ont appelé à doubler les efforts afin d’augmenter le taux des échanges conformément aux orientations des hautes autorités. En somme, un espace de dialogue et d’échange visant à explorer de nouvelles opportunités de partenariat, stimuler les investissements croisés et renforcer les relations d’affaires, notamment entre les entreprises du secteur privé. Il s’inscrit dans une logique de complémentarité, fondée sur un intérêt partagé pour l’essor des échanges commerciaux et la mise en œuvre de projets communs. L’objectif est d’offrir aux acteurs économiques des deux pays un véritable outil de travail, propice aux rencontres directes, à la création de réseaux professionnels, à la promotion des investissements et à l’établissement de partenariats structurés dans des secteurs à fort potentiel. Cette initiative s’aligne pleinement avec la stratégie nationale de diversification économique de l’Algérie.
Ce forum économique marque un pas décisif dans la construction d’un partenariat structuré et durable entre Alger et Islamabad. Les deux parties ont insisté sur la nécessité de multiplier ce type de rencontres, de renforcer les mécanismes d’appui institutionnel et de favoriser le contact direct entre les entrepreneurs.
Au-delà des discours, cette édition a jeté les bases concrètes d’une coopération renouvelée, plus équilibrée et tournée vers l’avenir. Du côté algérien, les responsables n’ont pas manqué de mettre en avant les atouts du pays comme plateforme d’accès aux marchés africains. Le président de la Chambre algérienne de commerce et d’industrie (CACI), Kamel Hamenni, a ainsi déclaré : «Nous sommes prêts à ouvrir aux investisseurs pakistanais les portes des marchés africains à travers la ZLECAF et la Zone arabe de libre-échange.»
Il a néanmoins souligné le déséquilibre des échanges, jugés «faibles et en faveur du Pakistan», appelant à corriger cette tendance par une intensification des investissements croisés, notamment dans des secteurs clés comme le textile.
Le secrétaire général de la CACI, Khaled Dehane, a, pour sa part, invité la délégation pakistanaise à s’intéresser davantage au marché algérien, en tenant compte «des expériences réussies de partenariats bilatéraux que l’Algérie a menés avec d’autres pays». Il a notamment mis en avant la convergence entre les orientations économiques algériennes et les avantages compétitifs du Pakistan dans des secteurs comme les industries pharmaceutiques et textiles.
Islam K.