Le gouvernement a initié une série de mesures visant à renforcer la protection et la résilience face aux effets des changements climatiques, à garantir un développement durable et à protéger les ressources naturelles.
La ministre de l’Environnement et de la qualité de la vie, Kaoutar Krikou, a indiqué hier que « l’Algérie a franchi une étape importante dans la planification de son adaptation au changement climatique grâce au Plan National d’Adaptation (PNA), soutenu par le PNUD et le Fonds Vert pour le Climat ».
Intervenant à l’ouverture des travaux de la journée d’études sur la prévention des inondations à l’aune des changements climatiques, qui s’est déroulée à l’Ecole nationale d’Administration, la ministre du secteur a souligné qu’avec les défis climatiques de plus en plus pressants, « la résilience climatique s’impose comme une priorité stratégique à l’échelle nationale, en mobilisant tous les acteurs institutionnels et économiques ».
Une vision fondée sur la complémentarité
Evoquant la thématique du jour, Kaoutar Krikou a indiqué que « la rencontre d’aujourd’hui constitue une plate-forme nationale de dialogue visant à élaborer une vision commune fondée sur la planification et la complémentarité institutionnelle ».
C’est pourquoi, selon elle, « il est important de prendre des mesures proactives pour s’adapter aux changements climatiques, en particulier aux inondations ».
Elle a également insisté sur l’importance de mettre en place un arsenal juridique pour la protection contre les catastrophes naturelles, pour le motif que « l’Algérie fait partie des pays les plus exposés à ces risques ».
Ainsi, en présence du ministre de l’Hydraulique, Taha Derbal, et de la représentante résidente du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) en Algérie, Natasha Van Rink, Koutar Krikou a conclu en affirmant que « la contribution de l’Algérie aux efforts mondiaux visent à renforcer les capacités d’adaptation aux changements climatiques et à assurer la sécurité hydrique », non sans rappeler que « les changements climatiques et leurs conséquences négatives avaient révélé l’inefficacité des anciens modèles de prévision, lesquels ont montré leurs limites face à ces phénomènes, d’où la nécessité de recourir à de nouveaux modèles actualisés et adaptés aux nouvelles données ».
Plus de 850 sites dangereux recensés
Allant dans le même sens, Taha Debal a réitéré la nécessité d’adopter des modèles modernes et d’utiliser les technologies pour s’adapter aux changements climatiques, notamment aux inondations.
Se référant à son secteur, le ministre a indiqué que « le ministère de l’Hydraulique a adopté un plan d’action comprenant deux axes principaux : Un aspect organisationnel représenté par un cadre juridique global et un aspect pratique lié à la mise en place de projets sur le terrain ».
Evoquant le Plan national d’adaptation aux changements climatiques (PNA), Taha Derbal a indiqué que « ce plan a permis d’identifier les sites les plus dangereux dans les différentes wilayas du pays, où 865 sites ont été recensés avec des niveaux de risque variés ».
Des plans locaux de prévention
Le ministre des Ressources en eau a également annoncé la préparation de plans locaux de prévention des risques d’inondation, comprenant « 16 plans locaux concernant plusieurs wilayas, dont 14 actuellement en cours de réalisation en plus de 12 projets visant à protéger 9 villes ».
A cet égard, le ministre a fait savoir que « le PNA repose sur des options durables afin d’assurer l’accès à l’eau, dont le dessalement de l’eau de mer et la réutilisation des eaux usées traitées, outre la garantie du principe d’équilibre régional de l’accès à l’eau ». Le ministre du secteur a également évoqué d’autres axes de la stratégie, tels que « la généralisation des systèmes d’irrigation économes en eau, la lutte contre les branchements illicites et les fuites, afin d’assurer une utilisation rationnelle de la ressource et une distribution équitable »non sans insister sur l’importance de la numérisation et du contrôle à distance comme « un outil indispensable pour l’amélioration du service public de l’eau ».
L’approche algérienne
Invitée à s’exprimer, la représentante résidente du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) en Algérie, Natasha Van Rink, s’est félicitée de la coordination gouvernementale notable dans l’élaboration du plan d’adaptation », soulignant le soutien apporté par le PNUD, aux efforts de l’Algérie visant à renforcer la protection et la résilience face aux effets des changements climatiques, à garantir un développement durable et à protéger les ressources naturelles ».
Ferhat Zafane
