Lors de la réunion hebdomadaire du gouvernement présidée hier, par le Premier ministre, Nadir Larbaoui, le dossier des entreprises confisquées et leur remise en exploitation a été passé en revue.
Lors de la réunion du gouvernement, «un exposé a été présenté sur l’état d’avancement de la remise en exploitation des unités industrielles confisquées par décisions de justice judiciaires définitives dans le cadre de la lutte contre la corruption, et transférées à des entités et institutions publiques», précise le communiqué des services du premier ministre. «Les mesures prises pour garantir leur entrée en activité ont été passées en revue, conformément aux orientations du président de la République», souligne la même source. Cette démarche s’inscrit dans une volonté politique affirmée du président de la République de redonner vie à des capacités industrielles jusque-là gelées, et d’en faire des leviers pour la relance économique, la création d’emplois notamment. Le Directeur général du Domaine national, Abderrahmane Kheddi a révélé en mai dernier que la propriété de 139 unités industrielles confisquées dans le cadre d’affaires de lutte contre la corruption a été transférée à des institutions publiques, suite aux décisions judiciaires définitives y afférentes.
Lors d’un entretien accordé à la Radio algérienne, Kheddi a précisé que cette opération de transfert de ces unités industrielles aux institutions publiques, en tant que biens confisqués dans le cadre d’affaires de lutte contre la corruption, s’est faite contre paiement au prix du marché, ce qui a permis de relancer leur activité et de préserver leur main d’œuvre. Outre les unités industrielles, de nombreux biens immobiliers ont été transférés à divers départements ministériels pour être utilisés comme sièges administratifs, en plus de plusieurs biens mobiliers à l’instar des véhicules, des matériels à usage administratif, des équipements médicaux et audiovisuels, et ce, dans le cadre de la récupération des biens confisqués dans le contexte des affaires de lutte contre la corruption, précise le responsable. Il s’agit ainsi d’abord de régulariser définitivement ces unités pour ensuite procéder à la nomination de nouvelles équipes de gestion, de la remise en état des équipements et infrastructures, ainsi que de la définition de plans d’investissement adaptés de chaque structure. Pour le gouvernement, il est donc essentiel que ces unités soient remises en marche dans des conditions de transparence, de performance et de durabilité, avec une gouvernance rénovée, rompant définitivement avec les pratiques de gestion opaques du passé.
Sécurité hydrique
En outre, plusieurs autres dossiers majeurs ont été examinés lors de la même réunion ou il a été procédé à la présentation «de l’état d’avancement du projet intégré du phosphate, dans ses volets industriel et ferroviaire», précise le communiqué, ce dernier comprenant «une ligne de chemin de fer minier. Ces deux projets «s’inscrivent dans le cadre de la stratégie nationale, définie par le président de la République, visant à valoriser les ressources minières, à développer une industrie nationale à forte valeur ajoutée, à assurer l’intégration industrielle et à contribuer à la réalisation de la souveraineté économique et de la sécurité alimentaire», ajoute la même source. Le gouvernement a également écouté une communication «relative à la carte scolaire, en tant qu’outil stratégique de planification».
Celle-ci vise selon le communiqué «à organiser la création et la répartition géographique harmonieuse et équitable des établissements publics d’enseignement, afin d’offrir les meilleures conditions possibles de scolarisation aux élèves sur l’ensemble du territoire national». Et dans le cadre du suivi permanent de la mise en œuvre du programme de sécurité hydrique, «le gouvernement a écouté un exposé sur la situation de l’alimentation en eau potable et les mesures prises pour améliorer ce service public». Cela s’accompagne «d’une augmentation progressive de la production grâce à la mise en service de nouvelles stations de dessalement d’eau de mer et à la réalisation de nombreux projets de raccordement et de transfert».
Enfin, le gouvernement a écouté une présentation «sur la réinsertion sociale des détenus, exposant les différents mécanismes et dispositifs mis en place pour leur prise en charge, leur accompagnement, et leur offrir des opportunités de poursuite d’études et de formation, en vue d’une réintégration réussie dans la société, pour une communauté sûre et solidaire», conclut le communiqué.
A.I.