Les entreprises algériennes sont en passe de réussir leur pari.
Depuis son ouverture, jeudi dernier, la 4e édition de la Foire commerciale intra-africaine (IATF 2025) semble fructueuse pour de nombreux opérateurs algériens. Conscient des opportunités et des nouveaux horizons de partenariat qu’offre cette manifestation, les entreprises algériennes ne comptent pas rater l’occasion de se lancer sur les marchés africains. D’ailleurs, les premiers partenariats commencent à se nouer et les premiers contrats commencent à être conclus. C’est le cas du groupe industriel «Gisb Electric», qui a signé, samedi, un accord pour l’approvisionnement des marchés de l’Afrique de l’Ouest en équipements électriques (câbles) algériens et ce, pour une valeur de 480 millions de dollars sur trois ans. L’accord a été conclu entre le groupe industriel algérien et le groupe «Sogelux», distributeur de ces équipements au Sénégal et en Côte d’Ivoire. Outre, l’exportation de marchandises d’une valeur de plus de 300 millions de dollars au profit de Sogelux, l’accord prévoit la réalisation d’investissements industriels d’une valeur de 180 millions de dollars au Sénégal et en Côte d’Ivoire. Le même jour, la société algérienne Elsewedy Electric Algeria et Sogelux ont signé un contrat qui vise à approvisionner le marché ivoirien en équipements électriques algériens. Le contrat s’étale sur une période de 5 ans avec des exportations d’une valeur de 20 millions d’euros/an, soit 100 millions de dollars. Cet accord intervient suite au succès d’une opération pilote de l’ordre de 4 millions d’euros. Dimanche, un accord a été conclu pour doter le Nigeria de terminaux de paiement électronique. L’accord a été signé entre l’entreprise INATEL (Industrie algérienne de la téléphonie), filiale de l’Entreprise nationale des télécommunications (ENTC), et le partenaire chinois Morefun Electronic Technology pour la production et l’exportation de deux (2) millions de TPE vers le Nigeria pour une valeur de 300 millions de dollars.
Un maximum de contrats
L’Algérie entend mettre à profit l’événement qu’elle abrite pour signer un maximum de contrats d’investissement et commerciaux. A ce titre, le directeur général de l’Agence algérienne de promotion de l’investissement (AAPI), Omar Rekkache, a appelé les entreprises et les opérateurs économiques participants à saisir cette opportunité unique et à contribuer à cette démarche. Un appel bien reçu puisque les entreprises algériennes sont en passe de réussir leur pari de conclure des accords pour l’exportation de leurs produits vers des pays africains. Pour les seuls trois contrats déjà rendus public, la barre du milliard de dollars a été franchie. Et ce n’est que le prélude à une succession de contrats dont la conclusion est attendue. En effet, l’Algérie espère conclure d’importants accords dans le secteur pharmaceutique. En visitant les stands des entreprises présentes, le ministre de l’Industrie pharmaceutique, Ouacim Kouidri, a indiqué que «la participation de l’industrie pharmaceutique algérienne à cet événement connaît un franc succès et devrait déboucher sur la signature de contrats d’une valeur de 400 millions de dollars entre 22 opérateurs algériens et leurs homologues étrangers». Il a annoncé que l’Algérie obtiendra en octobre prochain la certification de niveau de maturité 3 de l’Organisation mondiale de la santé, ce qui permettra d’exporter les médicaments algériens et d’en faciliter l’enregistrement à l’étranger.
La forte participation au pavillon algérien à l’IATF, qui regroupe au total 200 entreprises, vise à mettre en avant les capacités de production nationales dans divers secteurs mais surtout à saisir cette opportunité pour conclure des partenariats avec leurs homologues africains. Surtout que le tissu industriel national dispose de tous les atouts nécessaires. Le montant de 44 milliards de dollars correspond aux contrats et investissements attendus lors de cette édition de l’IATF. Un objectif réaliste en passe de se réaliser.
Saïd S.
