«L’Algérie est ciblée parce qu’elle est forte et non parce qu’elle est faible», a affirmé, hier, Abdelkrim Benmebarek, secrétaire général du Front de libération nationale (FLN), lors d’une rencontre tenue à la Maison de la culture de Tissemsilt.
Devant des responsables des structures élues, des cadres du parti, des militants et des élus locaux, le dirigeant politique a prononcé un discours à forte tonalité mobilisatrice, articulé autour de trois priorités : la défense de l’Algérie face aux «campagnes de découragement», l’accompagnement du programme présidentiel et la préparation des prochaines échéances électorales.
«Une bataille de conscience»
Benmebarek a longuement insisté sur ce qu’il a qualifié de «véritable bataille politique»,
évoquant à la fois une «bataille de construction» face aux forces d’entrave et de perturbation, et surtout «une bataille de conscience face aux discours de découragement et de désinformation».
Selon lui, l’Algérie est «ciblée parce qu’elle est forte et non parce qu’elle est faible», estimant qu’elle dérange par son unité et la solidité de ses institutions. Il a dénoncé les voix qui «se nourrissent de rumeurs et propagent des mensonges», évoquant des
«agendas douteux» et des «plateformes suspectes» cherchant à semer le doute sur les réalisations nationales.
Dans ce contexte, il a appelé les militants à «occuper le terrain» : «Ne laissez pas la place aux opportunistes», a-t-il lancé, exhortant à faire du travail de proximité, de la discipline et de l’organisation les principaux leviers de la riposte politique. Le soutien au programme présidentiel, a-t-il souligné, ne saurait se limiter aux slogans, mais doit se traduire par un accompagnement rigoureux des projets publics et une défense argumentée des politiques de l’État.
Dès l’entame de son intervention, le secrétaire général du FLN a multiplié les salutations à l’adresse des différentes composantes de la société — moudjahidine, enfants de chouhada, jeunesse, femmes, travailleurs, agriculteurs et enseignants — mettant en avant la continuité entre les générations et la responsabilité collective dans l’édification nationale.
Il a également salué le président de la République pour l’approbation de programmes de formation inscrits dans une politique d’équité territoriale touchant plusieurs wilayas, estimant que cette démarche traduit «une volonté politique sincère» de mettre fin à la marginalisation de Tissemsilt et d’impulser une nouvelle dynamique économique.
Cap sur les législatives et les locales
«Nous nous dirigeons vers des échéances législatives et locales décisives», a-t-il déclaré, appelant à davantage de sérieux, de proximité avec le citoyen et de présence sur le terrain.Refusant l’image de militants cantonnés aux salles de réunion, il a plaidé pour un engagement actif dans les quartiers, les villages, les usines et l’ensemble des espaces publics.
Il a rappelé que la récente phase de structuration et d’organisation du parti, qualifiée de
«bataille difficile», avait permis de redonner la parole à la base militante. Cette dynamique interne constitue, selon lui, un préalable indispensable pour aborder les prochaines consultations électorales avec cohésion et efficacité.
Le responsable a inscrit l’unité du parti dans une
«responsabilité historique», estimant que le moment exige une mobilisation politique soutenue. Entre défense des acquis, lutte contre les discours de découragement et préparation des échéances électorales, le ton est donné : sans être officiellement lancée, la campagne semble déjà engagée sur le terrain.
Un parti «à l’avant-garde»
Se réclamant de l’héritage du Front de libération nationale, Abdelkrim Benmebarek a réaffirmé que le parti «a été et restera à l’avant-garde de la défense de l’Algérie, de son unité et de sa stabilité». Il a insisté sur la nécessité d’élever le niveau de discipline et d’organisation afin d’assurer une présence effective dans toutes les communes, wilayas et institutions.
Le discours a également été marqué par un message de félicitations adressé au peuple algérien, notamment aux habitants du Sud-Ouest, à l’occasion du lancement de la ligne minière de Gara Djebilet, présentée comme un projet structurant pour le développement national.
K. Zemmouri
