Contrairement à ce que veut faire accroire l’Occident, allié inconditionnel de l’entité sioniste, les opposants iraniens au régime des Mollahs, nombreux aux Etats-Unis et partout en Europe, savent que c’est d’abord leur pays en tant que civilisation et culture qui est visé dans cette guerre, plusieurs fois d’ailleurs annoncée par les sanguinaires sionistes. L’intervention étrangère en Iran ou ailleurs, est pour eux une violation du droit international.
Une agression d’un peuple. Peu importe le régime qui y «sévit». C’est ce que démontrent aujourd’hui, plusieurs opposants iraniens que les sionistes et les Occidentaux veulent à l’occasion de cette énième agression, «embrigader» et croient pouvoir les mettre devant le fait accompli. Approchés par des «personnalités» et/ou assaillis par une pseudo-presse indépendante aux ordres des maîtres assassins, des criminels de guerre, ils refusent de plier. «Je suis vraiment stupéfait par les attentes de Netanyahou, de Trump ou du prince Reza Pahlavi qui veulent que je soutienne Israël et que je m’oppose au régime dans ces circonstances», a écrit sur X (ex-twitter), Sadegh Zibakalam, un intellectuel, professeur universitaire et opposant iranien, pourtant poursuivi et condamné à plusieurs reprises. Reza Pahlavi, un opposant vivant aux Etats-Unis, fils du dernier Shah d’Iran renversé en 1979 qu’il cite nommément ici et réputé proche de l’entité sioniste avait, sur le même réseau social appelé les Iraniens au lendemain de l’attaque israélienne à se «soulever ensemble contre les mollahs». «Il n’y a qu’une seule solution à la crise actuelle avec l’Iran : aider le peuple iranien à renverser le régime qui prend en otage à la fois l’Iran et le reste du monde», a-t-il écrit comme s’il était lui-même un juif ou un occidental. «Quelle figure de l’opposition a autant écrit et parlé contre le régime que moi ? Mais comment puis-je rejoindre l’ennemi dans ces conditions ?», s’est interrogé Sadegh Zibakalam avant d’ajouter : «Les Moudjahidine avaient-ils raison de rejoindre Saddam ?».
Si effectivement Pahlavi est soutenu par une partie de la diaspora, nombreux sont ceux comme Sadegh Zibakalam qui l’accusent de ne pas incarner suffisamment la pluralité des voix iraniennes mais surtout d’être trop proche de l’entité sioniste qui l’a reçu, rappelons-le, en grande pompe en 2023 et d’omettre d’évoquer encore moins de condamner le régime tout aussi autoritaire de son père. Ils sont nombreux comme Zubakalam à faire la distinction entre la politique interne et l’agression que subit l’Iran qui riposte cependant avec la même intensité. Pendant ce temps, l’Occident fait tout à travers ses médias «mainstream» à fabriquer des opposants à leur tresser des lauriers pourvu qu’ils épousent leurs idées et disent ce qu’on leur dicte. A s’attaquer non pas aux régimes en place mais au pays carrément. C’est ce que la France a voulu faire tout récemment pour l’Algérie durant la récente crise. C’est ce que font aussi l’entité sioniste et ses nombreux alliés à propos de Ghaza. Ghaza qui a été quasiment réduite en cendres, ça ne leur suffit pas apparemment. Ils sont allés jusqu’à mettre au devant de la scène de pseudo-manifestations de Ghazaouis contre le mouvement de résistance Hamas qu’ils n’arrivent pas à discréditer ou à faire plier avec les bombes. La propagande, aussi soutenue soit-elle, aussi judicieusement orchestrée ne réussira jamais lorsqu’en face il y a une détermination, il y a une conscience nationale et un engagement sincère pour le bien-être de tout le peuple, pas une partie du peuple.
La propagande est certes une arme fatale, elle fait pshitt devant la détermination de vrais opposants. Un vrai opposant est celui qui, à juste titre, fait le distinguo entre s’opposer à un régime dictatorial et vendre son pays à ses ennemis. Un vrai opposant est d’abord un patriote invétéré.
A.I.