L’Algérie s’affirme, à travers son poids économique, son histoire et son engagement constant, comme un acteur central du développement, de la coopération et surtout de la sécurité en Afrique.
C’est en somme ce que développe l’éditorial du dernier numéro de la revue El Djeich consacrée en grande partie à la 4e édition de l’IATF (Foire du commerce intra-africain) qu’organise l’Algérie. La revue El Djeich souligne que cet événement «reflète l’engagement de notre pays et ses efforts inlassables pour renforcer les échanges commerciaux intra-africains dans le cadre de la ZLECAf», avec des retombées positives attendues sur la prospérité du continent. Hier soutien indéfectible aux luttes de libération contre le colonialisme, l’Algérie continue de défendre «les causes justes, à leur tête la question du Sahara occidental», et marque toujours sa présence dans «l’ensemble des mécanismes de l’action africaine commune».
Le président Abdelmadjid Tebboune a rappelé aux dirigeants africains que l’IATF 2025 doit être «un nouveau départ et une ère renouvelée où nous nous donnons la main pour avancer à pas sûrs vers une Afrique forte, solidaire et prospère», insistant sur la nécessité pour le continent de «produire sa propre nourriture, d’investir ses richesses au profit de ses enfants et de prendre la place qui lui revient de droit dans le monde», rappelle El Djeich. Mais le magazine met en avant un principe fondamental : «Il n’y a pas de développement sans sécurité». Face à la multiplication des crises, du terrorisme et de la criminalité organisée, l’Algérie déploie «des efforts considérables et joue un rôle central dans la consolidation de la sécurité et de la stabilité sur le continent», souligne la revue précisant que sa contribution est manifeste dans des structures comme la CISSA, Afripol, le CEMOC, le CAERT ou encore la Force africaine en attente et la Capacité régionale nord-africaine.
Lors de l’exercice «Paix nord-africaine III», le général d’armée Saïd Chanegriha a réaffirmé, rappelle encore El Djeich, que «l’Algérie demeure fidèle à ses engagements indéfectibles de renforcer les mécanismes de paix et de sécurité continentales», rappelant que le but ultime est «d’atteindre les objectifs stratégiques africains de paix et de sécurité, en particulier ceux consistant à rendre notre continent plus stable et plus prospère». Pour El Djeich, l’élection de l’Algérie au Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine illustre la confiance que les partenaires africains placent dans son rôle.
Partenaire clé
Sur la scène internationale, l’Algérie «défend l’Afrique et plaide dans les différentes enceintes internationales pour les intérêts et les aspirations de ses pays et de ses peuples». Elle œuvre à unifier les positions africaines et à «faire entendre leur voix de par le monde», une démarche qui «n’est pas dictée par des calculs conjoncturels mais découle d’une conviction ferme issue de notre héritage de lutte et de notre appartenance historique et géographique», soutient la revue de l’Armée. Les responsabilités assumées par Alger au sein de l’Union africaine – vice-présidence de la Commission, coordination de la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent, présidence du Mécanisme africain d’évaluation par les pairs – traduisent son statut de «partenaire clé en matière de sécurité et de développement». Enfin, la revue insiste sur les principes directeurs de la diplomatie algérienne : «respect de la souveraineté des États, non-ingérence dans leurs affaires intérieures, bon voisinage et prédominance des solutions pacifiques sur la logique de la force». Autant de repères qui ont fait de l’Algérie «une voix écoutée et un acteur fiable pour nos frères africains».
Ainsi, conclut El Djeich, la place de premier plan qu’occupe aujourd’hui l’Algérie en Afrique est le fruit d’«une approche globale et équilibrée qui combine diplomatie active, développement durable et coopération sécuritaire responsable», avec pour horizon un seul objectif : «un continent sûr, stable et prospère».
A.I.
