Le secrétaire général du Rassemblement National Démocratique a confirmé que les élections législatives se tiendront dans les délais constitutionnels.
Après le président du Mouvement « El-Bina », Abcdelkader Bengrina, c’est au tour du secrétaire général du Rassemblement National Démocratique (RND), Monder Bouden, de se faire porte-parole de la Présidence de la République. En effet, le premier responsable politique du RND a affirmé que les élections législatives se tiendront dans les délais constitutionnels.
Lors d’une rencontre organisée à l’occasion des échanges de vœux de l’Aïd el-Fitr, ce jeudi, au siège national du parti, Monder Bouden a précisé que la convocation du corps électoral se fera prochainement, dans le respect du processus démocratique et institutionnel de l’État.
Selon le calendrier électoral, les élections doivent avoir lieu au plus tard le 8 juillet 2026, avec une convocation préalable avant le 8 avril.
Cette annonce intervient au lendemain de l’adoption, par les deux chambres du Parlement, du projet de loi portant amendement technique de la Constitution, publié au dernier Journal officiel. À cet égard, Monder Bouden a appelé les militants de son parti à se mobiliser afin de capter les voix des électeurs et remporter davantage de sièges à l’Assemblée populaire nationale. « Le RND enregistrera une victoire significative lors des prochaines élections législatives », a-t-il affirmé, ajoutant que « cette victoire se réalisera aussi bien à l’intérieur qu’à l’étranger ». Excès de confiance ou assurance ?
Toujours en matière d’annonces, Monder Bouden a indiqué que les membres de l’Assemblée populaire nationale se préparent à examiner le projet de loi sur les partis politiques dans les délais réglementaires.
Une refonte du système
Le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, Saïd Sayoud, a présenté jeudi devant la Commission des affaires juridiques, administratives, des libertés et des droits de l’homme de l’Assemblée populaire nationale le projet de loi organique relatif au régime électoral.
Selon le ministre, ce texte s’inscrit dans le cadre des réformes politiques engagées par le Président de la République pour consolider l’État de droit et renforcer la démocratie en Algérie. Il vise notamment à renforcer la transparence et la crédibilité du processus électoral, à simplifier les procédures de candidature et à garantir aux citoyens le droit de choisir librement leurs représentants.
Le projet prévoit également de renforcer le rôle et l’indépendance de l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE), en clarifiant ses relations avec les institutions de l’État et en lui assurant les moyens nécessaires pour superviser le bon déroulement des scrutins.
Il introduit des mesures pour moderniser le processus électoral, notamment la révision des critères de candidature et l’intégration de technologies numériques, tout en consolidant la légitimité démocratique et en consacrant le principe de l’alternance pacifique au pouvoir.
Composé de 14 articles à caractère technique, le projet s’attache à garantir une représentation populaire réelle et intègre, reflétant les préoccupations des citoyens et renforçant leur confiance dans les institutions. Pour le ministre, cette réforme traduit une volonté politique forte de mettre en place un processus électoral transparent, neutre et respectueux de la volonté populaire.
Renforcement du cadre électoral
Dans ce cadre, l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE) a présenté, jeudi, plusieurs modifications au projet de loi organique sur le système électoral, lors d’une audition à l’APN. Ces propositions visent à renforcer l’indépendance de l’ANIE et à garantir la transparence et l’intégrité du processus électoral.
Les préoccupations des députés ont porté sur le renforcement des mécanismes de contrôle du processus électoral, y compris le financement et la protection, ainsi que sur les conditions de candidature, le niveau de qualification des candidats, les délais de recours et la garantie d’une représentation effective des femmes sur les listes électorales.
Les députés ont également insisté sur l’accès des partis politiques aux listes électorales et aux moyens numériques pour exercer leur contrôle, ainsi que sur la nécessité de développer des outils numériques de promotion électorale.
Les interventions ont aussi abordé la possibilité pour les membres de la communauté nationale à l’étranger de voter par procuration pour deux personnes, en raison de la distance, ainsi que d’autres préoccupations relatives à l’organisation du processus électoral.
Smail Rouha
