Les investissements, prévus entre 2025 et 2029, sont destinés à moderniser les infrastructures énergétiques nationales, renforcer la production et accélérer la transition vers les énergies nouvelles et renouvelables.
Le Centre de Conférences Mohamed Ben Ahmed à Oran abrite, depuis hier, la 13e édition du Salon et Conférence Africain et Méditerranéen de l’Energie et de l’Hydrogène «NAPAC 2025», sous le thème «Accélérer l’énergie de demain et parvenir à un mix énergétique efficace grâce aux partenariats, aux investissements, à l’innovation et à la technologie». Dans son allocution d’ouverture, le ministre d’Etat, ministre des Hydrocarbures et des Mines, Mohamed Arkab, a souligné l’importance de ce forum qui, selon lui, «constitue un espace idéal pour échanger des points de vue et des expériences, et de discuter des possibilités de coopération et d’innovation à travers les différentes chaînes de valeur dans les secteurs des combustibles fossiles et des énergies propres».
Hydrocarbures
Citant les récents rapports de l’Agence internationale de l’énergie, qui appellent à une intensification des investissements dans les secteurs pétrolier et gazier, Mohamed Arkab a souligné qu’accélérer la transition énergétique ne signifie pas abandonner les ressources fossiles. Il a précisé que, forte de cette conviction, l’Algérie continue de développer et d’exploiter ses ressources fossiles de manière responsable et durable, consolidant ainsi sa position de fournisseur d’énergie fiable. Il a indiqué que la politique avisée menée par le gouvernement a permis d’adopter une vision claire de modernisation du secteur des hydrocarbures grâce à des investissements massifs dans les infrastructures pétrolières et gazières, à l’augmentation de la production et des réserves, et à l’élargissement de la base d’exploration. Une politique, a-t-il souligné, adossé à l’adaptation du cadre juridique à travers une nouvelle loi stimulante qui prend en compte les exigences de la situation actuelle et encourage les partenariats technologiques. Le ministre citera l’appel d’offres d’investissement «2024 Algeria Bid Round» qui a suscité un vif intérêt auprès de grandes entreprises internationales et s’est soldé par la signature de cinq permis d’exploration avec des sociétés de premier plan. D’autre part, l’Algérie s’emploie à renforcer son réseau de transport de gaz interne et externe grâce à des projets stratégiques tels que le gazoduc transsaharien (TSGP), qui reliera le Nigeria à l’Europe via l’Algérie et le Niger, Ce projet, a précisé le ministre incarne un modèle d’intégration régionale et de partenariat africain constructif, car il contribuera au développement local des pays de transit et à la sécurité énergétique partagée entre les deux rives de la Méditerranée.
Pétrochimie et mines
L’Algérie cherche également à développer les industries pétrochimiques et de raffinage. Selon Mohamed Arkab, l’Algérie prévoit, au cours de la période 2025-2029, de mettre en œuvre des projets stratégiques d’une valeur de plus de 60 milliards de dollars, dont 80 % seront alloués aux activités en amont, tandis que le reste sera consacré à des projets de raffinage et de fabrication.Concernant le secteur minier, le ministre a souligné qu’il constitue un levier stratégique pour la diversification de l’économie nationale. Le projet de minerai de fer de Ghra Djebilet, le projet intégré de phosphate à l’est du pays et le projet de zinc et de plomb à Oued Amizour, constituent une avancée vers la valorisation des ressources minérales locales et la création de valeur ajoutée, tout en favorisant les partenariats internationaux, le transfert de technologie et en encourageant l’innovation et la formation.
Opportunités à saisir
Pour finir, le ministre a délivré un message clair et sans équivoque à l’adresse des participants. «L’Algérie est une terre d’opportunités, préparée pour l’avenir. Nos ressources sont vastes, notre stratégie est définie et notre engagement envers nos partenaires est indéfectible. Nous vous invitons non seulement à assister à nos progrès, mais aussi à y participer. Les portes sont ouvertes à l’investissement et à l’innovation avec nous. Saisissons ensemble ces opportunités pour bâtir un avenir énergétique plus sûr, plus propre et plus durable pour notre population»,
Saïd S
En marge du Napec, Mohamed Arkab, a tenu une série d’entretiens bilatéraux avec plusieurs présidents et représentants de grandes entreprises mondiales actives dans le secteur du pétrole et du gaz. Le ministre a entamé ces rencontres par des entretiens avec une délégation de la société ExxonMobil, dirigée par le Vice-Président chargé de l’exploration et des nouvelles opportunités, John Ardill. Par la suite, il s’est entretenu avec une délégation de la société Chevron, conduite par le Vice-Président chargé du développement des affaires, Joe Cook. Les discussions ont porté sur les opportunités de partenariat et d’investissement, ainsi que l’état d’avancement des consultations en cours avec le groupe Sonatrach, notamment dans les domaines de la recherche, de l’exploration, du développement et de l’exploitation des hydrocarbures, y compris les activités offshore.
