Sous l’égide du World Health Summit, l’UE et l’OMS scellent un partenariat stratégique pour accélérer la digitalisation de la santé en Afrique. Ce projet, adossé au Global Digital Health Certification Network, illustre la nouvelle géopolitique du numérique : celle où la santé devient aussi un levier d’influence.
Par Rédaction de Crésus
À l’occasion du World Health Summit 2025 à Berlin, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et l’Union européenne (UE) ont scellé un partenariat inédit pour accélérer la transformation numérique des systèmes de santé en Afrique subsaharienne.
Doté d’une enveloppe de 8 millions d’euros sur trois ans, cet accord vise à généraliser le Global Digital Health Certification Network (GDHCN), une plateforme mondiale permettant la vérification sécurisée des certificats de santé numériques entre pays.
Héritier du certificat numérique européen de la COVID-19, le GDHCN pourrait devenir la clé d’une carte de santé universelle, facilitant les voyages, réduisant la fraude et renforçant la surveillance sanitaire mondiale. L’initiative prévoit notamment la numérisation du “Yellow Card”, le carnet international de vaccination, en lien avec les nouvelles réglementations sanitaires internationales.
L’OMS, en partenariat avec l’Africa CDC, apportera son expertise technique et politique, tandis que l’UE inscrit ce projet dans sa stratégie Global Gateway et le programme Team Europe Initiative, qui ambitionne de bâtir un écosystème de santé interconnecté et résilient sur le continent.
Au-delà de la modernisation des infrastructures, ce projet pose les fondations d’une souveraineté sanitaire africaine fondée sur la donnée, la transparence et la confiance numérique, avec un mot d’ordre : préparer les pandémies de demain par la technologie d’aujourd’hui.
R.C.
