Les juges de la 10e chambre pénale de la Cour d’appel d’Alger ont renvoyé, hier, l’affaire de l’ex-ministre de la jeunesse et des sports Khomri Abdelkader au 15 juillet prochain suite aux nombre élevé des affaires programmées.
Par Redouane Hannachi
Le mis en cause a été reconnu rappelons le coupable pour trafic d’influence, de dilapidation de deniers publics, d’octroi d’indus avantages à titre de complaisance et d’avoir causé un préjudice matériel estimé à plus de 600 milliards de centimes, a été condamné récemment à une peine de 8 années de prison ferme assortis d’une amende d’un million de dinars. Le président du pôle pénal spécialisé dans le traitement des affaires liées aux infractions économiques et financières du tribunal de Sidi M’hamed qui a prononcé le verdict en l’absence du mis en cause a infligé à l’ancien ministre du secteur de la jeunesse et des sports une amende de 50 millions de dinars qu’il doit verser au trésor public. Le même président a ordonné la confiscation de tous les biens mobiliers et immobiliers ainsi que les comptes bancaires en dinars et en devises appartenant à la famille du ministre. Le président chargé du dossier a prononcé dans le cadre de la même affaire des peines allant de 2 à 5 ans de prison ferme assortis d’une amende d’un million de dinars à l’encontre de chacun des condamnés.
Parmi ces derniers figurent notamment des ex-cadres à l’ANEP, au MJS et à l’ANLJ lesquels ont été reconnus quant à eux coupables pour complicité dans la dilapidation de deniers publics et passation de projets non réglementés. Le président du pôle a par ailleurs condamné l’ancien directeur d’édition de l’ANEP (Agence Nationale d’Édition et de Publicité) Lebtari Lazhar, l’ancien directeur financier et comptable (A. Mourad), et l’ancien directeur général Ahmed Boucenna à 2 ans de prison ferme et 500 000 dinars d’amende chacun. L’ancien directeur de l’ANALJ (Agence Nationale des Loisirs de la Jeunesse) (K. Mohamed) s’est vu infliger une peine de 5 ans de prison ferme et 1 million de dinars d’amende. Un autre ancien directeur de l’ANALJ (M. Rachid) à écopé d’une peine de 3 ans de prison ferme et 1 million de dinars d’amende. L’ancienne directrice de la Jeunesse au ministère de la Jeunesse et des Sports (F.M) a été reconnue pénalement responsable dans la dilapidation de deniers publics et a été condamnée à une peine de 4 ans de prison ferme et 1 million de dinars d’amende. Le président du pôle financier et économique a en outre prononcé pas moins d’une vingtaine de peines allant de 18 mois de prison ferme à 5 ans de prison ferme pour complicité dans la dilapidation de deniers publics contre des opérateurs économiques et des fonctionnaires de l’ANALJ.
Le président a enfin prononcé environ 25 relaxes en faveur d’accusés pour manque de preuves légales et matérielles les culpabilisant. L’enquête menée par le juge d’instruction du pôle pénal, économique et financier du tribunal Sid M’hamed a mis au jour de multiples irrégularités dans la gestion des marchés publics. Parmi les infractions relevées : la manipulation de registres commerciaux, l’attribution de marchés sans appels d’offres, des avances financières injustifiées et une surfacturation systématique. Ces malversations concernent principalement l’installation de villages de loisirs dans cinq wilayas (Alger, Oran, Constantine, Ouargla et El-Oued), pour des montants oscillant entre 2 et 50 milliards de centimes. Le scandale est d’autant plus grave que les équipements, importés de Chine étaient de qualité très médiocre et certains matériels ont été loués à des prix vingt fois supérieurs à leur valeur réelle. Le procureur de la République près le pôle pénal et économique du tribunal de Sidi M’Hamed a requis, au cours de son réquisitoire, dix ans de prison ferme assortis d’une amende fixée à un million de dinars contre l’ancien ministre de la Jeunesse et des Sports, Abdelkader Khomri.
Le Parquet a requis, en outre, des peines privatives de libertés d’une durée de quatre à six ans et des amendes d’une valeur d’un million de dinars contre d’autres coaccusés dans cette affaires, dont des anciens cadres de l’ANEP, également avec confiscation de leurs biens.
R.H
