Les magistrats de la première chambre pénale de la Cour d’appel d’Alger doivent statuer aujourd’hui, sauf imprévu, sur la demande de liberté provisoire déposée par les avocats de Saïda Neghza. Ces derniers invoquent la dégradation de l’état de santé de leur cliente depuis son incarcération à la prison de Koléa, le 9 juillet dernier.
Ancienne présidente de la Confédération générale des entrepreneurs algériens (CGEA), Saïda Neghza a été condamnée à quatre ans de prison ferme assortis d’une amende d’un million de dinars, avec mandat de dépôt à l’audience. Son procès s’inscrit dans le cadre de l’affaire dite de «l’achat de parrainages» pour l’élection présidentielle de septembre 2024. Un malaise l’avait d’ailleurs contrainte à une évacuation d’urgence vers l’hôpital Mustapha Pacha, une heure seulement avant l’annonce du verdict. Malgré cette situation, le parquet avait requis une peine plus lourde : dix ans de réclusion ferme et une amende d’un million de dinars.
En première instance déjà, le président de la 3e section du pôle financier et économique du tribunal de Sidi M’Hamed l’avait condamnée à dix ans de prison ferme. La cour d’appel doit désormais se prononcer non seulement sur sa demande de liberté provisoire pour raisons médicales, mais aussi, à plus long terme, sur le fond de l’affaire.
R.H.
