«Je suis profondément alarmé par l’usage de la force par les États-Unis contre l’Iran aujourd’hui. Il s’agit d’une escalade dangereuse dans une région déjà au bord du gouffre – et une menace directe pour la paix et la sécurité internationales.
Le risque que ce conflit échappe rapidement à tout contrôle ne cesse de croître – avec des conséquences catastrophiques pour les civils, la région et le monde.
J’appelle les États membres à désamorcer la crise et à respecter leurs obligations au titre de la Charte des Nations unies et des autres règles du droit international.
En cette heure périlleuse, il est crucial d’éviter une spirale du chaos.
Il n’y a pas de solution militaire. La seule voie possible est la diplomatie. Le seul espoir est la paix.» António Guterres.
Le Secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a exprimé une profonde alarme ce dimanche, qualifiant de «dangereuse escalade» une action militaire menée par les États-Unis contre l’Iran. Dans une déclaration ferme et urgente, le chef de l’ONU a mis en garde contre une menace directe pour la paix mondiale et le risque réel d’un conflit régional «hors de contrôle».
Une action unilatérale dans un contexte explosif
La déclaration, brève mais d’une gravité exceptionnelle, réagit à une opération militaire américaine spécifique survenue ce jour contre des cibles iraniennes. Sans en détailler la nature exacte, le Secrétaire général souligne que cette initiative unilatérale intervient dans une région du Moyen-Orient déjà extrêmement instable, qu’il décrit comme étant «au bord du gouffre». Cette caractérisation fait écho aux tensions préexistantes, exacerbées ces dernières années par des incidents en mer, des frappes de drones et un climat de défiance généralisé.
Le cœur du message de Guterres porte sur le danger immédiat d’une escalade incontrôlable. «Le risque que ce conflit échappe rapidement à tout contrôle ne cesse de croître», a-t-il averti, évoquant des «conséquences catastrophiques» à trois niveaux :
- Pour les civils : Toujours les premières victimes des conflits armés.
- Pour la région : Risque d’embrasement généralisé impliquant multiples acteurs étatiques et non-étatiques.
- Pour le monde : Menace directe à la paix et la sécurité internationales, avec des répercussions économiques et géopolitiques globales.
Un appel pressant au calme et au droit international
Face à cette «heure périlleuse», le Secrétaire général a lancé un appel clair et pressant à tous les États membres, en premier lieu aux parties directement impliquées :
Désescalade immédiate : Cesser toute action susceptible d’aggraver la situation.
Respect des obligations internationales : Se conformer strictement à la Charte des Nations Unies, pilier du droit international qui interdit le recours à la force sauf en cas de légitime défense immédiate ou sous mandat du Conseil de sécurité. Le respect d’autres règles du droit international humanitaire et des droits de l’homme est également crucial.
Diplomatie, seule issue
Le message de Guterres se conclut par une affirmation sans équivoque, martelée en trois phrases courtes et percutantes :
«Il n’y a pas de solution militaire. La seule voie possible est la diplomatie. Le seul espoir est la paix.»
Ce plaidoyer final rejette catégoriquement l’option de la force comme moyen de résolution et place la diplomatie comme l’unique chemin viable pour éviter ce qu’il redoute par-dessus tout : une «spirale du chaos» aux conséquences imprévisibles et potentiellement dévastatrices.
Contexte et réactions attendues
Cette déclaration intervient à un moment de haute tension. Elle place l’ONU, et particulièrement le Conseil de sécurité, face à l’une de ses responsabilités fondamentales : le maintien de la paix et de la sécurité internationales. Le Secrétaire général exerce ici son rôle d’alerte précoce et de facilitateur du dialogue, comme le prévoit la Charte. La communauté internationale attend désormais des réactions des capitales concernées et une éventuelle convocation d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU pour tenter de calmer le jeu et trouver une issue diplomatique à la crise. Le spectre d’un conflit ouvert aux ramifications infinies plane plus que jamais.
S.M.