L’ambassadeur du Sultanat d’Oman en Algérie, Saif Bin Nasser Bin Rashid Al-Badai, a affirmé que les deux pays connaissent une dynamique économique importante, sous l’impulsion du Sultan Haïtham bin Tareq et du Président Abdelmadjid Tebboune, afin de renforcer les relations économiques et d’investissement, notamment à travers les accords et mémorandums d’entente signés, en particulier la création d’un fonds d’investissement conjoint en cours de négociation pour des projets importants.
Dans un entretien à l’Agence de presse omanaise, le diplomate a indiqué que la partie algérienne a manifesté un intérêt pour l’environnement d’investissement à Oman, et que l’ambassade œuvre à transmettre de nombreuses demandes à la plateforme « Invest in Oman » pour fournir aux investisseurs et parties intéressées du marché algérien des informations, procédures, incitations et facilités offertes par le Sultanat.
Il a ajouté que plusieurs entreprises algériennes ont effectué, récemment, des visites en terre omanaise, et que des visites d’entreprises pharmaceutiques algériennes à Oman sont prévues prochainement, exprimant l’espoir que ces efforts aboutiront à un partenariat stratégique répondant aux ambitions des dirigeants des deux pays.
Un marché attractif
Il a précisé que l’ambassade du Sultanat d’Oman en Algérie œuvre, à travers l’organisation de rencontres d’affaires, à promouvoir Oman en tant qu’environnement d’investissement sûr, en mettant en avant les avantages offerts aux investissements étrangers et les projets de partenariat stratégique entre les deux pays.
De son côté, Mohammed bin Ali Al-Lawati, directeur par intérim de la promotion des investissements au ministère du Commerce, de l’Industrie et de la Promotion des investissements à Oman, a souligné que le Sultanat permet aux investisseurs étrangers de détenir 100 % des projets dans la plupart des secteurs économiques, sans partenaire local, offrant ainsi un meilleur contrôle et un environnement commercial plus ouvert et attractif comparé à d’autres marchés de la région.
Il a ajouté qu’Oman offre un ensemble d’incitations fiscales attrayantes, notamment une exonération de l’impôt sur les bénéfices pouvant aller jusqu’à 10 ans dans certains secteurs clés comme l’industrie, le tourisme, l’agriculture et les technologies, en plus d’exonérations douanières sur les matières premières, équipements et machines utilisés dans les projets de production, ce qui réduit considérablement les coûts d’établissement et d’exploitation.
Une ligne maritime
De son côté, Omar Rekache, directeur général de l’Agence algérienne de promotion de l’investissement, a indiqué que l’agence vise à moyen terme un volume d’investissements omanais dépassant les 10 milliards de dollars américains, soulignant que la création du fonds d’investissement conjoint algéro-omanais constitue la première étape concrète vers une véritable coopération économique.
Il a également mentionné que plusieurs demandes d’investissements omanais ont été enregistrées en Algérie, dont certaines concernent la mise en place d’une ligne maritime conjointe entre les deux pays. Dans le souci de renforcer la logistique et fluidifier les échanges commerciaux entre les deux pays, des négociations sont en cours entre le groupe Asyad et les groupes algériens “Madar” et “GATMA”. Les démarches sont également en cours pour finaliser un projet automobile Hyundai en Algérie, ainsi qu’un projet de flotte commune de pêche maritime entre l’Algérie, Oman et la Mauritanie comme troisième partie.
Il a ajouté que des discussions sont en cours pour des investissements conjoints dans les secteurs pharmaceutique et médical, ainsi que pour la création d’une fonderie d’aluminium dans la wilaya de Jijel. Les procédures sont en cours pour allouer un terrain adéquat à la société porteuse du projet. Un projet à forte valeur ajoutée qui devrait générer plus de 800 emplois directs.
R.N.