Ces consultations annoncent une volonté de concertation et de dialogue national, où chaque voix politique pourra contribuer à façonner les grandes orientations du pays.
Alors que la reprise du débat politique et la participation aux prochaines élections deviennent des priorités nationales, le président de la République Abdelmadjid Tebboune multiplie les rencontres avec les partis. Ces consultations annoncent une volonté de concertation et de dialogue national, où chaque voix politique pourra contribuer à façonner les grandes orientations du pays.
Le Président Tebboune, a reçu, mardi, la Secrétaire générale du Parti des Travailleurs (PT), Louisa Hanoune, dans le cadre d’un échange portant sur plusieurs questions nationales majeures. Cette rencontre intervient dans un contexte politique marquant, après l’annonce du PT de mettre fin à sa phase de boycott et de revenir à la participation aux prochaines élections législatives et locales, ainsi que dans la perspective imminente de la discussion de lois relatives aux élections et aux partis.
La chef du PT a indiqué que sa rencontre avec le président s’inscrivait dans le cadre des consultations en cours sur le nouveau projet de loi relatif aux partis politiques, que le PT avait précédemment rejeté dans sa première version. « Nous avons discuté de ce projet et formulé des propositions concrètes », a-t-elle déclaré, soulignant l’importance de solutions nationales face aux défis internes, tout en rejetant toute ingérence étrangère.
Au cours de l’audience, la SG du PT a évoqué plusieurs préoccupations concernant l’état civil et les listes électorales, notamment pour les habitants des nouvelles wilayas, ainsi que la situation économique, sociale et politique du pays. Elle a précisé que les prochaines échéances électorales se dérouleront dans un contexte différent des précédentes, compte tenu de la conjoncture internationale et régionale, et des enjeux qu’elle comporte.
Lors de l’une de ses entrevues avec la presse nationale, le Président Tebboune avait souligné la tenue prochaine d’un dialogue national et de consultations avec les forces vives du pays, précisant que celles-ci se dérouleraient entre la fin de l’année en cours et le début de l’année 2026. Évoquant la participation des partis politiques à ce dialogue, le chef de l’État avait déclaré : « Il faut d’abord évoquer la loi sur les partis, qui permettra de définir leurs obligations. Le dialogue sera plus aisé si un grand nombre de partis y prennent part, afin de connaître l’avis de la majorité. » Le format exact de ce dialogue n’a pas encore été déterminé, mais la volonté d’inclusion et de concertation est clairement affirmée.
Une démarche entamée depuis plusieurs mois
Cette rencontre s’inscrit dans la continuité d’un processus entamé il y a quelques mois, le dernier en date remontant au mois de juillet dernier, lorsque le président Tebboune avait reçu le président du Mouvement de la société pour la paix (MSP), Abdelaali Hassani Cherif, afin de discuter des principaux dossiers sur la scène nationale. Parmi ceux-ci figuraient la révision des lois sur les partis politiques et le régime électoral, les projets des codes communal et de wilaya, ainsi que l’initiative du dialogue national. Ces rencontres reflètent la volonté du chef de l’État de poursuivre un dialogue politique national inclusif, conformément à l’engagement qu’il avait pris lors de sa prestation de serment pour son second mandat présidentiel, après sa victoire aux élections du 7 octobre 2024.
Un projet commun
Le premier magistrat du pays mise ainsi sur la concertation avec l’ensemble des forces politiques et sociales pour renforcer la participation citoyenne aux prochaines échéances électorales. Le projet de loi sur les partis politiques, qui sera prochainement discuté, constitue une étape centrale de ce processus. Il doit permettre de clarifier les obligations des formations politiques et de garantir leur rôle effectif dans la vie publique, notamment dans la préparation et le déroulement des élections législatives et locales.
À travers ces consultations et la préparation du dialogue national, le président de la République entend créer un cadre de concertation large et inclusif, capable de rassembler la majorité des forces politiques autour d’un projet commun pour le pays. Les rencontres avec des acteurs politiques témoignent d’une volonté de dialogue pragmatique et d’écoute des préoccupations nationales, dans un contexte où la stabilité institutionnelle et la participation citoyenne sont considérées comme des priorités.
En définitive, ces consultations politiques préparent le terrain à un dialogue national qui pourrait constituer une étape déterminante pour la vie démocratique en Algérie. L’ouverture à l’ensemble des partis et forces vives du pays, ainsi que la discussion préalable du projet de loi sur les partis politiques, semblent poser les jalons d’une concertation visant à renforcer la cohésion nationale et la transparence des futures échéances électorales.
Assia M.
