Bonne nouvelle pour les sans-papiers algériens résidant à l’étranger. Le MAE a confirmé dans une réponse à une question écrite d’un député que toutes les mesures ont été prises à ce propos notamment avec la révision d’un décret relatif au travail consulaire.
«En réponse à votre question relative à la déclaration du président de la République, lors de son entrevue avec la presse nationale, le 30 mars 2024, concernant la permission aux ressortissants algériens résidant de façon non réglementaire à l’étranger, d’obtenir des passeports en deux mois, j’ai l’honneur de vous informer que notre département ministériel a pris toutes les mesures nécessaires pour faciliter l’opération de délivrance des passeports aux concernés», a écrit le ministre des Affaires étrangères et de la communauté nationale à l’étranger, Ahmed Attaf dans sa réponse au député Abdelwahab Yagoubi. Ces mesures permettront, ainsi, aux concernés «de régulariser leur situation administrative, à l’instar des actes de mariage et l’ouverture des comptes bancaires», précise le ministre. Dans le même cadre, les services du MAE «œuvrent, en coordination avec d’autres départements, à actualiser le cadre juridique actuellement en cours pour l’établissement des passeports biométriques valables 10 ans», avec «l’obligation de détenir des documents de résidence réglementaires», souligne toutefois le ministre. Plus précis, Attaf explique à ce propos qu’«il a été également, dans ce cadre, procédé à la révision du décret présidentiel n° 405-02 relatif au travail consulaire». Cette nouvelle mouture du texte «donnera à tout citoyen établi à l’étranger, la possibilité d’obtenir un passeport biométrique peu importe la nature de sa résidence, a conclu le ministre.
Le député de son côté s’est réjoui de la décision. Rappelant son «combat» pour le traitement du problème du refus de délivrance de documents d’identité aux «harraga», il s’est réjoui que le ministre «confirme avoir pris toutes les mesures nécessaires pour faciliter la délivrance des passeports biométriques aux Algériens résidant à l’étranger, même en l’absence de documents de séjour en règle». Pour lui, c’est une avancée «positive et importante de l’État». Pour rappel, plusieurs autres mesures ont été prises au profit de la diaspora, notamment celle pour les membres de la communauté nationale établis à l’étranger et titulaires de passeports étrangers valides, «autorisés à entrer et sortir du territoire national, à titre exceptionnel, sans l’obtention préalable d’un visa, sous réserve de présentation des mêmes pièces à l’entrée et à la sortie du territoire».
Le ministère des Affaires étrangères «porte à la connaissance de nos citoyens établis à l’étranger et titulaires de passeports étrangers valides qu’il leur est autorisé, à titre exceptionnel et jusqu’au 31 décembre 2025, d’entrer et de sortir du territoire national sans l’obtention préalable d’un visa, sous réserve de l’utilisation des mêmes pièces à l’entrée et à la sortie, et cela dans deux cas», lit-on dans un communiqué du ministère. Bien d’autres mesures sont prises chaque année notamment durant la saison estivale.
A.I.