Les cas détectés ont été circonscrits et traités conformément aux protocoles sanitaires en vigueur.
Après la diffusion de plusieurs publications sur les réseaux sociaux faisant état d’une recrudescence de la gale dans certaines régions du pays, notamment dans les établissements scolaires, le ministère de la Santé a tenu à clarifier la situation.
Lors d’une conférence de presse organisée, hier, au siège de l’Institut national de santé publique (INSP) à Alger, le directeur de la prévention au ministère de la Santé, le Dr Djamel Fourar, a confirmé la détection de cas de gale dans deux wilayas du pays. Il a cependant tenu à rassurer l’opinion publique, affirmant que « le problème a été rapidement pris en charge et résolu ».
Selon le Dr Fourar, les services de santé scolaire ont signalé plusieurs cas isolés dans certains établissements, ce qui a conduit les autorités sanitaires à activer immédiatement les unités locales de dépistage et de suivi. Grâce à une intervention rapide, la situation a été maîtrisée.
« Les cas détectés ont été circonscrits et traités conformément aux protocoles sanitaires en vigueur. Il n’y a pas lieu de parler d’épidémie », a souligné le responsable du ministère.
Il convient de noter que le ministère de la Santé avait déjà émis, le 6 novembre dernier, une circulaire portant le numéro 25 adressée aux directions de la santé des wilayas, tirant la sonnette d’alarme sur les risques de propagation de cette maladie en milieu scolaire.
Le document rappelle que la gale est une infection cutanée contagieuse, causée par un parasite microscopique, et qu’elle se transmet par contact direct, prolongé et répété avec une personne infectée, ou par le biais de vêtements et literies contaminés.
La circulaire précise également que la nature fermée des établissements scolaires en fait un environnement particulièrement propice à la contagion. Le ministère a donc appelé à renforcer les mesures d’hygiène et de prévention, notamment par la vigilance du personnel médical scolaire, le dépistage précoce des élèves présentant des symptômes, la désinfection des locaux, vêtements et literies, ainsi que la sensibilisation des parents et enseignants sur les gestes de prévention.
Le Dr Fourar a insisté sur le fait que la gale, bien que contagieuse, n’est pas une maladie liée à la pauvreté ou au manque d’hygiène personnelle, mais une affection dermatologique courante pouvant survenir dans tout environnement collectif.
Pour rappel, des cas similaires avaient été enregistrés en 2020 à Aïn Bessam (wilaya de Bouira), où une vingtaine d’élèves avaient été diagnostiqués positifs à la gale.
En conclusion, le ministère de la Santé appelle à ne pas céder à la panique et à faire preuve de responsabilité collective pour éviter toute propagation. « La situation est sous contrôle et toutes les mesures nécessaires ont été prises pour protéger la santé des élèves », a réaffirmé le Dr Djamel Fourar.
K.Z.
