Les postes vacants ne seront remplacés qu’à 1 sur 5, y compris les départs à la retraite.
Dans une note adressée aux ordonnateurs du budget de l’État, en date du 4 juin 2025, le ministère des Finances a fixé les grands axes et les orientations stratégiques prioritaires pour l’élaboration du projet de loi de finances 2026. Cette directive constitue un référentiel visant à encadrer l’élaboration budgétaire selon une logique de hiérarchisation des priorités, d’optimisation de l’allocation des ressources et de cohérence avec les engagements de la politique nationale de développement. L’un des axes prioritaires sur lequel a insisté la note du ministère des Finances a trait à la rationalisation des dépenses. Dans ce contexte, les ordonnateurs du budget de l’État sont tenus, selon les instructions du ministère, de proposer des mesures visant à optimiser l’utilisation des dépenses sur la base d’une analyse approfondie de leurs besoins réels et opérationnels conformément aux objectifs du secteur. Chaque demande d’ouverture de positions financières doit être dûment justifiée. Visant une approche budgétaire rigoureuse, les directives du ministère des finances insistent sur une planification et une gestion efficace des dépenses de manière à garantir que les intérêts publics soient assurés de manière optimale, tout en respectant les contraintes budgétaires de l’État. Il s’agira également d’une évaluation précise des besoins des administrations et institutions publiques en termes d’effectifs, en tenant compte des objectifs opérationnels et des exigences organisationnelles.
Les dépenses de personnel
La masse salariale pour les institutions publiques est un sujet d’importance, notamment dans le cadre du budget de l’État. Elle est généralement calculée en additionnant les salaires bruts, les primes et les indemnités, avant déduction des cotisations sociales et fiscales. Dans sa directive, le ministère des Finances précise que les composantes du bloc salarial doivent être précisément quantifiées par des positions financières pour les services centralisés et décentralisés et les institutions sous tutelle, où le bloc salarial est calculé en soustrayant les dépenses pour les services sociaux familiaux et des dépenses des employés.
Concernant les salaires, la note indique qu’il ne sera prévu que l’augmentation nécessaire pour faire face uniquement à la promotion statutaire des employés dans une fourchette de 0,6% à 1,5%. Au chapitre des recrutements, le document préconise un contrôle rigoureux du processus. D’abord, toute proposition d’ouverture de nouveaux postes financiers est limitée à ceux qui sont approuvés par les autorités publiques. Privilégier l’utilisation des ressources humaines existantes avant de recourir à tout nouveau recrutement, et explorer les possibilités de redéploiement des employés et de redistribution des positions financières existantes au sein des secteurs et entre eux afin de répondre aux besoins opérationnels de manière efficace et efficiente. Par ailleurs, les postes vacants ne seront remplacés qu’à 1 sur 5, y compris les départs à la retraite.
Dépenses de fonctionnement des services
Outre les dépenses liées à la masse salariale et aux recrutements, les ordonnateurs du budget de l’État sont instruits pour donner une attention particulière aux dépenses de fonctionnement des services, car, explique la note, leur caractère récurrent et permanent exige une gestion rationnelle. Citant les missions, les voyages, les frais de réception, les loyers et aux frais annexes, la note souligne que les allocations qui leur sont liées feront l’objet d’un parrainage en fonction des montants réels afin d’éviter la formation de dettes auprès des institutions et administrations publiques. Par ailleurs, les efforts de rationalisation devraient se concentrer sur les charges liées à la consommation d’électricité, de gaz et d’eau, ajoute le ministère des Finances.
Saïd S.