Energie solaire, hydrogène vert et décarbonation : Trois ambitieux programmes que le Directeur général de Green Energy Cluster a décortiqué, hier sur les ondes de la Chaîne 1 de la Radio nationale, en estimant que «la Loi de Finances 2026 va les faire avancer».
Mieux encore, il reste persuadé que «la transition vers un système énergétique plus propre doit tenir compte de ces objectifs en vue d’asseoir la stratégie énergétique du pays pour les années à venir».
Interrogé sur la mise en place d’une structuration d’une industrie locale capable de relever les défis, Boukhalfa Yaici a indiqué que «la loi de finances 2026 est dotée de nouvelles mesures en vue d’encourager la production des énergies solaires, de l’Hydrogène vert».
Plus précis, l’invité de la Radio estime que «la loi de Finances 2026 va dans le sens d’une transition énergétique combinée à une décarbonation de l’économie nationale».
Pour ce qui est de la place qu’occupe l’hydrogène vert dans la Loi de Finances, Boukhalfa Yaici a estimé que «pour la première fois des mesures d’exonération fiscale ont été introduites dans la loi de Finances 2026 concernant l’importation des électrolyseurs destinés à la production de la molécule verte en Algérie». C’est pourquoi, a-t-il indiqué, il s’agit d’un pas important visant à l’encouragement de l’investissement dans cette filière stratégique pour notre économie, et devrait jouer un rôle axial dans la diversification de l’offre énergétique du pays sur le marché international».
Concernant la filière de l’énergie solaire que l’Algérie entend développer tout en favorisant l’innovation et l’expertise locale, le professeur Boukhalfa Yaici a souligné que, «l’Algérie, pays riche en ressources naturelles, est à un tournant crucial dans son parcours énergétique. Alors que les préoccupations environnementales mondiales s’intensifient, l’Algérie a mis en place une feuille de route ambitieuse pour se tourner vers un mix énergétique diversifié, en particulier en misant sur l’énergie solaire et l’hydrogène vert».
Des facilités fiscales
Pour ce faire, le DG de Green Energy Cluster a estimé que «pour la diversification de son bouquet énergétique, l’Algérie dispose d’un programme ambitieux de 15 GW d’énergie solaire d’ici à 2035».
Et de citer une des facilitations de la Loi de Finances qui consiste en une taxe réduite de 5 % des Droits de douanes pour les opérations d’importation des produits destinés à la fabrication des panneaux solaires photovoltaïques».
«Une mesure qui assurera la réduction de la dépendance aux importations, tout en permettant une baisse significative du coût du kilowattheure produit localement», a-t-il expliqué.
Il est également important pour faire face à la concurrence sur le marché, selon l’invité de la Radio, d’alléger la charge fiscale pesant sur les intrants destinés à la fabrication des panneaux solaires photovoltaïques, en leur accordant le bénéfice du taux réduit de 5% des droits de douane», a-t-il plaidé.
Pour ce qui est du projet de 3200 MW, que le DG de Green Energy, Boukhalfa Yaici, considère comme «une avancée majeure dans le paysage énergétique national», ce dernier n’a pas manqué de souligner que «pour qu’il soit le début d’une dynamique durable, nous devons bâtir un environnement propice à l’investissement local, appliquer les textes en vigueur, et surtout offrir de la stabilité et de la lisibilité à tous les acteurs nationaux et internationaux».
En pratique, selon l’expert, «des projets dans ce sens ont déjà été lancés par l’Algérie dans le cadre du programme de développement des énergies renouvelables mis en œuvre par le président de la République», a-t-il indiqué, non sans préciser que «l’IATF 2025 qui s’est tenue en Algérie en septembre dernier a mis en exergue les opportunités de partenariat entre les pays africains et identifié de nombreux domaines de coopération».
Ferhat Zafane
