Les représentations théâtrales à la salle Mohamed Touri, renouvelée depuis peu, se font de plus en plus nombreuses. Jeudi dernier, ce fut au tour d’une troupe de Koléa de venir se frotter au public blidéen mais il est bien regrettable de constater que les sièges n’étaient pas du tout remplis.
M. Tayeb El Bey s’était montré quelque peu déçu mais «le défi demeure de rendre à cette salle son lustre d’antan», dira-t-il juste avant le début de la représentation de «laâqel fi zman l’qelb» ou «la raison au temps de l’amour», de Bahmid Ismaïl. La pièce a été jouée par cinq comédiens de la troupe «Harakat Mesrah de Koléa» (Mouvement du théâtre de Koléa). Une pièce qui a déjà été jouée à Tizi-Ouzou durant le mois de Ramadan et qui soulève de nombreux problèmes propres au vécu quotidien de l’Algérien, entre autres le mariage, l’emploi, le sentiment de fraternité entre frères et la contrainte à l’assassinat de l’être aimé et une confrontation entre deux frères, l’un officier de police et l’autre revendeur dans un marché. Une obligation de mettre en prison le frère assassin. Youcef Taouint, bien connu du milieu théâtral, avait présenté la pièce et les comédiens avant le début du jeu, insistant sur le joyau qu’est devenue la salle Touri après sa restauration et rappelant qu’il avait assisté à nombre de pièces jouées à Blida il y a maintenant des décennies.
Il est bien dommage que le public ne soit pas au rendez-vous mais, qu’à cela ne tienne, le directeur de l’entreprise publique pour la promotion de la culture, M. Taïeb El Bey, rassure avec un programme chargé pour ce mois de novembre, «délai suffisant pour habituer de nouveau le public blidéen à la chose théâtrale».
Abdelkrim MekfouldjiI
