La pièce «Quand les masques tombent» a été présentée jeudi à la salle Mohamed Touri de Blida. Mise en scène par Bachir Angar, elle met en lumière, avec un réalisme saisissant, le vécu algérien dans le domaine culturel, où l’administration s’immisce trop souvent dans le travail des créateurs. Le spectacle dénonce cette intrusion qui va jusqu’à influencer le fond et la forme des œuvres, voire interrompre des projets, sous couvert de fausses promesses telles qu’un soutien financier ou une participation à un festival international. Derrière ces prétextes, une seule volonté : préserver coûte que coûte les «acquis de la Révolution».
Le public présent a salué la performance des jeunes comédiens, dont le jeu authentique a su captiver l’attention et provoquer l’adhésion. Cependant, la salle Touri n’a pas fait le plein, faute d’une communication suffisante autour de l’événement. Le directeur de la salle a reconnu cette lacune et promis d’y remédier pour les prochaines représentations.
La pièce, au-delà de sa portée artistique, illustre un moment de vérité : celui où l’illusion s’efface et où «les masques tombent», révélant ce qui était dissimulé. Chaque situation, chaque contexte, possède son instant décisif, déclenché par une prise de conscience ou un événement marquant.
Cette première ouvre la voie à d’autres rendez-vous culturels dans la ville de Blida. Parmi eux, «Les trois journées de musique andalouse» prévues à la mi-octobre, ainsi que des projections cinématographiques, dont le film «Fanon» du réalisateur Abdenour Zahzah, enfant de la région.
A.Mekfouldji
