À deux jours de l’installation de la dixième législature de l’Assemblée populaire nationale (APN), prévue demain, les formations politiques accélèrent les concertations pour préparer l’ouverture de la nouvelle mandature. Au centre des discussions, figurent l’élection du futur président de la Chambre basse, la constitution des groupes parlementaires ainsi que la répartition des responsabilités au sein des différentes instances de l’Assemblée.
Les partis de la majorité présidentielle s’orientent, sans surprise, vers la désignation d’un candidat consensuel appelé à succéder à Brahim Boughali. Comme lors des précédentes législatures, ce choix devrait résulter de consultations entre les composantes de la majorité, qui disposent d’une assise parlementaire suffisante pour assurer l’élection de leur candidat.
L’opposition veut marquer sa présence
Face à cette majorité, les partis de l’opposition entendent, une nouvelle fois, présenter leurs propres candidats à la présidence de l’APN. Si cette démarche ne devrait pas modifier l’issue du scrutin, elle traduit leur volonté d’affirmer leur présence politique et de défendre le pluralisme au sein de l’institution parlementaire.
Le Mouvement de la société pour la paix (MSP) figure parmi les premières formations à avoir engagé ce processus. Selon plusieurs informations de presse, le parti devrait prochainement arrêter son choix, l’ancien président de l’Assemblée populaire communale (APC) d’Oran, récemment élu député, figurant parmi les personnalités pressenties.
De son côté, le Front des forces socialistes (FFS), qui effectue son retour à l’APN au cours de cette dixième législature, a réuni ses nouveaux élus afin de définir les grandes orientations de son action parlementaire. Les discussions ont porté sur l’organisation du groupe parlementaire ainsi que sur l’opportunité de présenter un candidat à la présidence de l’Assemblée, dans le but de renforcer la visibilité politique du parti au sein de l’hémicycle.
Le Mouvement El-Bina a également tenu une réunion avec ses députés nouvellement élus afin de fixer les priorités de la prochaine mandature et d’organiser le fonctionnement de son groupe parlementaire. En tant que membre de la majorité présidentielle, il devrait soutenir le candidat qui fera l’objet d’un consensus entre les formations alliées.
Les tractations s’étendent aux postes clés
Au-delà de l’élection du président de l’Assemblée, les consultations concernent également la composition du bureau de l’APN, la répartition des vice-présidences, la désignation des questeurs ainsi que l’attribution des présidences des commissions permanentes. Comme à l’accoutumée, ces responsabilités feront l’objet de négociations entre les groupes parlementaires, en fonction de leur représentation et des équilibres issus des dernières élections législatives.
Parallèlement, les différentes formations politiques s’attellent à structurer leurs groupes parlementaires, à désigner leurs présidents et à préparer les nouveaux élus à l’exercice de leur mandat. Les députés expérimentés devraient accompagner les nouveaux parlementaires afin de faciliter leur maîtrise des procédures législatives et des mécanismes de contrôle de l’action gouvernementale.
Une séance inaugurale à forts enjeux
La séance inaugurale de demain sera principalement consacrée à la validation des mandats des députés et à l’élection du président de l’Assemblée. En revanche, l’installation complète du bureau de l’APN pourrait être reportée à la prochaine rentrée parlementaire afin de permettre aux différentes formations d’achever leurs consultations et de finaliser les accords relatifs à la répartition des responsabilités.
L’installation de la nouvelle Assemblée populaire nationale constitue une étape majeure dans la mise en place des institutions issues des dernières élections législatives. Elle marquera le véritable lancement de la nouvelle mandature, avec la constitution des groupes parlementaires, l’installation des commissions permanentes et le démarrage de l’activité législative et du contrôle parlementaire, dans un contexte où majorité et opposition cherchent déjà à consolider leurs positions au sein de l’institution.
S.R.
