Le Baccalauréat 2025, après 5 jours d’efforts et de concentration sur les sujets d’une dizaine de matières, prend fin ce jeudi avec l’épreuve de philosophie des filières scientifiques. Les sentiments partagés ces derniers jours par les candidats laissent apparaître que les sujets et questions, proposés aux plus de 878 000 candidats libres et lycéens, ont été relativement plus difficiles que l’année dernière, notamment pour les deux filières de mathématiques et de gestion. Ainsi, après la crainte des épreuves, place au «stress» de l’attente des résultats.
En effet, cette épreuve est déterminante pour l’entrée en faculté, et plus encore pour «le choix de la meilleure université». Les candidats ont visiblement tous conscience qu’obtenir le bac «avec juste la moyenne» n’est pas suffisant pour assurer une orientation vers les universités de leur choix. Ainsi, hier matin, à l’issue de l’épreuve d’Histoire-Géographie, des lycéens de la filière scientifique, visiblement satisfaits de leur travail, nous ont expliqué qu’ils «espèrent augmenter leurs moyennes générales». Même si la matière est pour eux «secondaire», avec un coefficient de 2, l’un de nos interlocuteurs explique en substance : «Je ne suis absolument pas sûr de mes réponses en mathématiques (coefficient 5), tous les points que je peux obtenir ailleurs sont les bienvenus». Par ailleurs, il est à noter que des élèves inscrits dans la filière de «gestion et économie» laissent eux aussi entendre que les «sujets de mathématiques et de comptabilité» étaient plus difficiles que prévu. «Les coefficients sont élevés, 5 pour les mathématiques et 6 pour la comptabilité. Nous espérons tous avoir la moyenne, sans quoi ce sera difficile, voire impossible, de rattraper avec les autres matières».
Sur un autre plan, il est à préciser que certains élèves continuent d’être induits en erreur par les «modèles» et autres «prévisions» de sujets qu’ils trouvent sur les réseaux sociaux. Ainsi, lors de la discussion avec le même candidat, inscrit en filière gestion, ce dernier avoue qu’il a «eu de la chance». «J’ai principalement axé ma révision sur le sujet de la guerre froide que l’on m’a conseillé, et heureusement le texte était sur la guerre de Corée. C’est ce que j’ai choisi, j’ai eu de la chance. Les questions étaient simples». Par ailleurs, le déplacement hier au niveau de certains centres a une nouvelle fois prouvé que très peu de candidats ont passé l’épreuve «facultative» de langue amazighe au niveau de la wilaya d’Alger. Une situation pour le moins regrettable, d’autant que les sujets sont généralement considérés comme «faciles», l’occasion d’engranger des points supplémentaires.
Quant au «stress» de l’attente des résultats, il était visible sur les visages des candidats interrogés au niveau d’Alger-centre. Tous espèrent une publication «rapide» des notes, afin de lancer les inscriptions au niveau des universités. Toutefois, bien que les résultats arrivent généralement à la mi-juillet, le ministre de l’Éducation a laissé entendre, dimanche dernier, que le temps nécessaire sera donné aux correcteurs.
Mohamed Seghir Saâdaoui, qui espérait que le Bac 2025 puisse dépasser le taux de réussite de 58,28 % de l’année dernière, précise en effet «que ce soit pour le BEM ou le Bac, nous accordons aux commissions de correction le temps nécessaire pour traiter le nombre de copies. Mais une fois cette étape finalisée, les résultats seront immédiatement annoncés».
Nadir K.