La priorité est la réhabilitation et l’entretien du réseau routier existant.
Alors que certaines stations qui lui sont dédiés, sont achevées, la mise en place du péage sur l’autoroute Est-Ouest n’est pas d’actualité. C’est du moins ce qu’a déclaré le directeur d’entretien de l’Algérienne des Autoroutes (ADA), Ali Bouasla. Intervenant, dimanche, sur les ondes de la radio Chaîne 3, il a indiqué que « l’important pour nous est d’offrir à l’usager une infrastructure sûre et bien entretenue. C’est ce que nous œuvrons à mettre en œuvre dans les années à venir ».
Un lourd investissement consenti
L’option d’un système de péage pour l’autoroute Est-Ouest a été prévu depuis plus d’une décennie déjà. En 2013 plusieurs contrats ont été signés avec des sociétés étrangères, dans le but de fournir les équipements de cette autoroute, dont le volet péage. Ce projet, divisé en trois lots distincts, a vu la signature de plusieurs contrats à coups de plusieurs dizaines de milliards de dinars.
Certes, le système de péage à travers l’autoroute est-ouest est à même de garantir les revenus nécessaires à l’entretien et à la maintenance de cette infrastructure capitale. Cependant, à travers les déclarations de Ali Bouasla, on comprend que les pouvoirs publics estiment qu’un système de péage ne sera efficient que si infrastructure est sûre et bien entretenue. Tout porte à croire donc que les pouvoirs publics privilégient, dans un premier temps, la réhabilitation de cette infrastructure à travers un vaste programme de maintenance.
Une infrastructure à réhabilité
L’Algérienne des Autoroutes (ADA), par la voix de son directeur de l’entretien, a fait savoir que L’usure des voies serait devenue « problématique » au niveau de certaines zones. Une situation, encore « aggravée » par le non-respect des limitations de charges par « près de 90% » des chauffeurs de camions poids lourds.
Le vieillissement « naturel » des différents tronçons autoroutiers, « âgés en moyenne de 15 ans », est largement accentué par un trafic en constante augmentation. Le responsable a expliqué que les dernières mesures effectuées par l’ADA montrent « le passage de plus de 100 000 véhicules par jour » au niveau des zones les plus fréquentées. Cela a un « impact sur la qualité des voies », participe à la « formation des ornières » et à l’affaissement de la chaussée. Toutefois, la principale cause de la « dégradation accélérée » constatée par les automobilistes sur certains segments, reste la surcharge quasi systématique des véhicules poids lourds. Le responsable déclare. « 9 camions sur 10 sont en surcharge ».
Cap sur la réhabilitation
Ce vaste programme de maintenance est rendu nécessaire par la dégradation de certains tronçons de ce réseau devenus dangereux pour les automobilistes qui ne cessent de les pointer du doigt dans divers accidents de la circulation.
Lors de son passage à la radio, Ali Bouasla a détaillé le plan d’action de l’ADA visant à renforcer les infrastructures de base. Selon lui, la priorité sera donnée à l’élimination des 29 points noirs et tronçons accidentogènes. Il y aura, à ce titre, la fourniture et pose de 2832 kilomètres de joints de chaussée, qui concernent 83 ouvrages d’art, le traitement des zones de glissement au niveau de la wilaya de Tlemcen, ainsi que le lancement de 700 km de signalisation au niveau de l’autoroute Est-Ouest. Les travaux débuteront d’abords à l’Est, de Bordj Bou Arreridj jusqu’à El Taref, et à l’Ouest, de Relizane jusqu’à Tlemcen, a précisé Ali Bouasla. Pour ce qui est de la partie Centre, entre Bouira et Chlef, l’opération débutera à partir du deuxième semestre 2026.
Saïd S.
