Le Front des forces socialistes (FFS) a réagi, hier, à la hausse «brutale» des prix des carburants et a en outre dénoncé «l’improvisation », qui a caractérisé l’adoption du nouveau Code de la route.
Dans un communiqué rendu public hier, sanctionnant une réunion élargie de la Direction nationale du parti tenue vendredi, le FFS dit exprimer «avec la plus grande fermeté», son opposition à la hausse des prix des carburants qualifiée de «brutale» et «imposée dès le premier jour de la nouvelle année, sans le moindre préavis, sans débat public et en l’absence de toute justification transparente».
Pour le Front des forces socialistes, cette décision «unilatérale» constitue «un reniement manifeste des engagements officiels de l’État en matière de protection du pouvoir d’achat et de lutte contre l’inflation». Prise selon lui «en dehors de tout cadre budgétaire clair », cette mesure est «socialement injuste et économiquement lourde de conséquences ». Car, estime le vieux parti de l’opposition, «elle touchera de plein fouet les ménages algériens et alimentera la spirale inflationniste aux effets néfastes et durables».
Plaidant pour une véritable stabilité sociale, le FFS estime que les récentes revalorisations des retraites et du SNMG sont «vouées à être rapidement absorbées par le retour de l’inflation». Au sujet du Code de la route, le parti regrette une «politique d’improvisation et de bricolage institutionnel» affirmant que le texte a été adopté à l’APN dans la précipitation et «sans aucune concertation avec les acteurs concernés ». Ce qui a selon lui, «provoqué un mouvement de grève massif».
« Le recul précipité des pouvoirs publics, à la suite de réunions de rattrapage avec les représentants syndicaux et de promesses tout aussi improvisées, susceptibles d’impacter directement le pouvoir d’achat des citoyens, confirme l’absence d’anticipation et de vision globale dans la conduite des affaires publiques», affirme le FFS allusion à la dernière réunion entre le représentant du ministère de l’Intérieur et des membres d’organisations syndicales.
Dans son communiqué le FFS a également évoqué la loi criminalisant le colonialisme, affirmant qu’il est un parti «profondément anticolonialiste et héritier naturel du mouvement national».
Il dit soutenir «le principe d’une loi criminalisant la colonisation», tout en relevant «quelques remarques sur le contenu du texte qui seront «exposées» par ses représentants au Conseil de la nation. S’agissant du dialogue national, le parti a réitéré son appel à «la mobilisation de l’ensemble de la classe politique nationale et des institutions de l’État autour d’un dialogue national inclusif, transparent, sincère et responsable, dans l’objectif de redonner espoir au peuple algérien et de restaurer la confiance dans la capacité des acteurs politiques et institutionnels à construire des consensus et des compromis autour des questions majeures d’intérêt national».
Une telle démarche est selon le FFS «à même de consolider la cohésion sociale et nationale, de prévenir les dérives autoritaires et les fractures sociales, et de renforcer les défenses immunitaires de la nation face aux défis internes ainsi qu’aux menaces régionales et internationales».
R.N
