En dépit des nombreuses tentatives d’interception par des navires de l’entité sioniste, la flottille Somoud, qui se trouvait hier matin dans une zone maritime considérée à haut risque, (moins de 100 miles marins des côtes palestiniennes», devrait atteindre Ghaza aujourd’hui, selon un membre du Comité de coordination de la flottille, repris par les médias.
Or, cela n’aura pas été aisé pour les milliers de participants qui craignaient encore hier que l’interception pouvait «survenir à tout moment» à mesure que la flottille se rapprochait des côtes de la bande de Ghaza. «Nous savons que l’interception peut survenir à tout instant, mais notre détermination reste intacte. Nous sommes portés par une mission juste : briser le blocus injuste imposé au peuple de Ghaza», insistait le même membre, dans une publication sur sa page officielle, non sans souligner que «l’équipage s’attend à un nouvel incident ou une tentative d’interdiction à tout moment». Comment ne pas nourrir d’appréhension et de craintes dès lors que dans la nuit de mardi à mercredi, la flottille humanitaire qui se trouvait dans une zone où le risque d’interception par la marine israélienne est élevé, a vécu une nuit sous haute tension.
La légitimité du droit international, en guise d’étendard
En effet, une série de manœuvres intimidantes et de perturbations électroniques, visant à entraver sa progression vers la cote palestinienne a semé le doute et le désarroi au sein des participants. En parallèle, les communications de la flottille ont été perturbées. Radios, GPS et connexions Internet ont subi un brouillage massif, rendant la coordination difficile. Selon la même source : «Entre 3h et 4h30 du matin, plusieurs navires militaires non identifiés, sans feux de navigation, ont encerclé la flottille. Le navire principal, «ALMA», a été particulièrement visé par des embarcations rapides. Des drones ont survolé la zone, déclenchant des alertes de sécurité répétées, accentuant la tension à bord». Malgré cela, et forts de leur détermination inébranlable à acheminer l’aide humanitaire à la population civile de Ghaza, les membres de l’équipage ont invoqué «la légitimité du droit international», pour poursuivre la route vers les côtes palestiniennes.
L’appel de l’Italie, de l’Espagne et du Portugal
Il faut savoir que pour sécuriser leurs concitoyens, engagés dans cette noble mission, l’Italie , l’Espagne et le Portugal, ont envoyé des navires militaires pour d’éventuelles opérations de secours. En effet, le ministre de la Défense italien, Guido Crosetto, a été le premier à annoncer l’envoi d’une frégate militaire en indiquant qu’«il ne s’agit pas d’un acte de guerre, ni d’une provocation mais d’un acte humanitaire qui est un devoir d’Etat envers ses citoyens». De son côté, le Premier ministre espagnol, Pedro Sánchez, a déclaré, mardi dernier à l’ONU, que «le gouvernement espagnol exige que le droit international soit respecté et que le droit de ses citoyens de naviguer en toute sécurité en Méditerranée soit respecté». Selon Ramdane Taazibt, cadre du Parti des Travailleurs, rencontré hier au siège de l’Association des Oulémas musulmans algériens, où devait se tenir une conférence de presse à ce sujet : «A l’aube aujourd’hui (Ndlr : mercredi), des navires sionistes ont brouillé tous les appareils électroniques des bateaux de la Flotte internationale et ont intercepté le navire Alma sans l’aborder. Les navires sionistes ont été surpris par la réaction du reste des bateaux qui ont ignoré la situation de l’Alma et ont continué à naviguer vers Ghaza et ce, conformément aux instructions des organisateurs». Et de poursuivre en affirmant qu’après avoir échoué de bloquer l’Alma, «les sionistes ont essayé de bloquer la trajectoire du Sirius et l’ont intercepté sans l’aborder. Malgré ces tentatives de blocage, les autres navires ont poursuivi leur navigation vers Ghaza».
Un message clair et sans ambages aux sionistes pour leur dire : «Même si vous en arrêtez quarante-sept, le quarante-huitième navire continuera sa route vers Ghaza», dit-il en guise de conclusion, reprenant le récit en direct depuis la flottille de l’ex-députée du Parti des Travailleurs, Zoubida Kherbache.
Ferhat zafane
