En 2019, le Hirak, ce mouvement pacifique, a ouvert la voie à des réformes démocratiques majeures, consolidées par la révision constitutionnelle de 2020, et continue d’inspirer les efforts pour renforcer la démocratie, l’État de droit et la participation citoyenne.
L’Armée nationale populaire (ANP) et le peuple algérien ont célébré, hier, la Journée nationale de la fraternité et de l’unité entre le peuple et son armée pour la démocratie. Cette date symbolique illustre le lien étroit entre l’institution militaire et les citoyens, incarnant l’unité nationale.
Instituée en 2020 par le président Abdelmadjid Tebboune, cette journée met en avant la philosophie «armée-nation» qui guide le pays et souligne l’engagement commun à protéger le processus démocratique tout en préservant la stabilité nationale face aux défis actuels.
Le ministère de la Défense nationale a salué, dans un post sur sa page facebook, l’importance de ce rendez-vous annuel qui consacre la solidarité entre le peuple algérien et l’ANP.
Le Hirak et le rôle de l’ANP
Le 22 février 2019, les Algériens sont descendus dans la rue pour exprimer leur refus d’un 5ᵉ mandat du défunt président Abdelaziz Bouteflika. C’était le début du mouvement pacifique. L’ANP a accompagné ce mouvement afin de préserver son caractère pacifique et de le protéger de toute manipulation ou déviation par certains partis hostiles à l’Algérie.
Depuis le début des marches populaires, l’ANP «a adopté une position de principe immuable, en se tenant aux côtés du peuple, en s’alignant sur ses choix et sur tout ce qui pourrait répondre à ses revendications», soulignait la revue El-Djeich. L’ANP a également appelé le peuple à rester vigilant face aux menaces et à «prendre toutes les mesures de précaution pour déjouer les conspirations fomentées contre l’Algérie».
Conscient de ces menaces, le peuple s’est fortement tourné vers son armée, formant un bouclier protecteur contre toute tentative de porter atteinte à sa souveraineté ou à sa stabilité. Lors de sa première prise de parole post-élection, le président Abdelmadjid Tebboune a rendu hommage à ce rôle de l’ANP dans «la défense de la souveraineté nationale, la sauvegarde de la stabilité du pays et l’accompagnement du Hirak».
L’impact sur la vie politique
Le soulèvement populaire lancé le 22 février 2019 a constitué un moment décisif dans l’histoire du pays, rompant avec les pratiques antérieures de l’Algérie d’avant le Hirak. Les revendications du mouvement ont servi de base à tous les changements en cours. Le président Abdelmadjid Tebboune a affirmé que «le Hirak béni a sauvé le pays d’un effondrement total».
Outre l’échec du projet du cinquième mandat présidentiel, les revendications du Hirak ont porté sur la lutte contre la corruption et l’organisation d’une élection présidentielle libre et transparente, reflétant l’objectif d’une transition démocratique pacifique et fluide.
Le Hirak a préparé le terrain pour
l’élection présidentielle, qui se sont tenues dix mois après leur lancement et qui ont vu la victoire de Abdelmadjid Tebboune. Sans le Hirak, «l’État national aurait presque totalement chuté». Le Président a salué le peuple algérien «conscient, qui a stoppé le complot» et «a répondu à l’appel du devoir national en remettant l’Algérie sur la voie de la légitimité constitutionnelle et populaire».
Des réalisations et des défis
Le 22 février 2026 marque également une étape majeure dans le développement économique et stratégique du pays. Le président Tebboune a inauguré la ligne ferroviaire minière ouest reliant Béchar, Tindouf et Gara Djebilet, sur une distance de 950 km, et lancé le premier train transportant du minerai de fer depuis la mine de Gara Djebilet jusqu’à Oran, en passant par Béchar. Cette infrastructure représente un gain stratégique et économique considérable pour les générations futures.
En parallèle, l’Algérie a renforcé ses capacités spatiales avec le lancement de deux nouveaux satellites, Alsat-3A et Alsat-3B, supervisés par le ministère de la Défense nationale. Ces satellites consolident la présence de l’ANP dans le domaine spatial et illustrent l’ambition du pays à avancer avec confiance vers son développement technologique et stratégique.
En deuxième phase, l’Algérie se prépare à ouvrir d’autres chantiers majeurs visant à consolider la démocratie, instaurer un véritable État de droit et renforcer les libertés fondamentales. Parmi ces réformes figure la révision de la loi électorale, destinée à moraliser la vie politique et redonner sa valeur aux institutions élues.
La Journée nationale du 22 février reste un moment fort pour célébrer le lien entre l’armée et le peuple. Elle rappelle que fraternité et cohésion sont les piliers de la stabilité et de la sécurité du pays, et que ces réalisations concrètes participent à construire une Algérie prospère et victorieuse pour les générations à venir.
Smail Rouha
