La perspective d’une visite du président Tebboune en Espagne a été relancée ces derniers jours, qui a coïncidé avec la nomination du nouvel ambassadeur d’Espagne à Alger. Il est à noter que le président Tebboune n’a pas encore effectué de visite de travail en Espagne.
Le chef du gouvernement espagnol Pedro Sánchez a été reçu à Alger en 2020, au moment où les relations. Les très forts liens qui se tissent entre l’Algérie et l’Espagne ces deux dernières années n’ont pas l’air de plaire au royaume chérifien qui use de manipulation et autres fake-news pour nuire aux relations entre les deux pays.
Le dernier en date prête à sourire. Selon la presse marocaine qui agit sous l’impulsion du palais royal, l’Espagne et l’Algérie auraient l’intention de construire une base militaire conjointe à Ceuta. Après la crise 2022-2023, les relations bilatérales sont décrites comme étant au beau fixe au début de 2026, avec une volonté d’approfondissement dans des domaines stratégiques.
Le commerce extérieur espagnol a enregistré une progression spectaculaire de 190% de ses exportations vers l’Algérie sur l’ensemble de l’année 2025. C’est ce qui ressort des données officielles publiées par le ministère de l’Économie à Madrid. Il s’agit du taux de croissance le plus élevé enregistré par l’Espagne sur un marché hors Union européenne.
De plus, ce rebond marque la fin de la paralysie commerciale observée ces dernières années avec, désormais, une reprise massive des flux de marchandises vers le marché algérien. Sur le plan énergétique, l’Algérie est devenue le premier fournisseur de gaz de l’Espagne au début de 2026, devant les USA et la Russie, sécurisant l’approvisionnement.
Partenariat fiable
Entre mars 2025 et février 2026, l’Algérie est en tête des fournisseurs de gaz à l’Espagne avec une part de 34,1 % (107 114 GWh), principalement via le gazoduc Medgaz, consolidant sa position de partenaire énergétique fiable.
En 2025, les importations espagnoles en provenance d’Algérie, essentiellement constituées d’hydrocarbures, ont atteint 3,1 milliards d’euros. Cela confirme le rôle central d’Alger dans la sécurité énergétique espagnole. Les autorités espagnoles soulignent que l’Algérie figure désormais parmi les destinations mondiales les plus dynamiques pour les produits espagnols.
Récemment, l’Espagne a officiellement donné son feu vert pour la vente de 8 avions de transport militaire Airbus C295 à l’Algérie. Cette transaction, estimée à plus de 385 millions d’euros, marque un tournant significatif dans le renforcement de la coopération bilatérale, selon les révélations du quotidien espagnol El Espagnol.
L’Algérie n’est pas à son premier essai avec ce modèle. Elle fut la première nation africaine à intégrer le C295 dans sa flotte dès 2004, avec l’acquisition initiale de six unités : deux appareils configurés pour le transport de hautes personnalités (VIP) et quatre appareils dédiés aux missions de patrouille maritime. Sur le plan maritime, une nouvelle ligne maritime commerciale doit entrer en service au début du mois d’avril prochain entre l’Espagne et l’Algérie.
Elle sera lancée par l’entreprise espagnole Romeu y Cía et reliera les ports espagnols de Sagunto et d’Alicante aux villes algériennes d’Oran et de Bejaïa. Selon des informations rapportées par le média espagnol spécialisé El Mercantil, cette ligne portera le nom d’Argelia Express et fonctionnera avec une fréquence toutes les deux semaines.
Avec le lancement d’Argelia Express, Romeu y Cía souhaite «élargir les options logistiques disponibles pour les entreprises opérant entre l’Espagne et l’Algérie, en offrant une connexion directe depuis les ports de Sagunto et Alicante».
L’entreprise souligne enfin que ce nouveau service doit «améliorer la connectivité maritime et faciliter la planification des chaînes d’approvisionnement entre les deux pays, à un moment où le commerce entre l’Espagne et le nord de l’Afrique conserve une importance stratégique croissante pour les entreprises exportatrices».
Ces liaisons, incluant des ferrys-express, permettent le transport de passagers et de véhicules, avec des traversées directes.
H. Adryen
