La communauté et les instances internationales sont pleinement responsables par leur silence et de leur inaction face à ces violations continues visant à dissimuler la vérité.
L’Algérie a, fermement, condamné le bombardement sioniste ayant ciblé le Bureau du correspondant de la Télévision algérienne à Ghaza, Wissam Abou Zeid.
L’attaque sioniste, qui a visé des structures avoisinantes, a causé d’importants dégâts dans le bâtiment du média.
Un acte condamné par le président de l’Assemblée populaire nationale, Brahim Boughali. Dans une publication publiée sur son compte «X», Brahim Boughali a affirmé que cette attaque reflète clairement la politique de l’occupation, qui cherche à faire taire la voix de la vérité et à occulter les crimes commis contre le peuple palestinien.
A cet égard, il a exprimé sa solidarité totale avec le journaliste Wissam Abou Zaid ainsi qu’avec la famille médiatique palestinienne qui continue de remplir sa noble mission dans les conditions les plus difficiles, «à poitrines nues et avec des plumes libres», selon ses mots.
Le président de l’APN a souligné que cette position s’inscrit dans les principes constants de l’Algérie – dirigeants, peuple et institutions – en soutien à la juste cause palestinienne et en défense des droits légitimes du peuple palestinien à la liberté et à l’indépendance.
Il a également réaffirmé la condamnation par l’Algérie de toutes les formes d’agression visant aussi bien les civils que les journalistes, considérant que cibler les médias fait partie d’une politique systématique visant à dissimuler la vérité et à cacher la souffrance du peuple palestinien au reste du monde.
Le silence des instances internationales
Abondant dans le même sens, le Conseil de la Nation a condamné avec la plus grande fermeté cette «lâche attaque». Pour la chambre haute du Parlement, cet acte constitue une violation flagrante de la liberté et de l’indépendance du travail journalistique.
Le Conseil affirme également que cette agression s’inscrit dans le cadre d’une campagne systématique visant les journalistes dans le but de faire taire leurs voix et de les empêcher de révéler la vérité et de transmettre la souffrance du peuple palestinien ainsi que les crimes commis à son encontre par les forces sionistes.
Le Conseil de la Nation souligne que cibler les journalistes est un crime imprescriptible. Il tient la communauté internationale et les instances internationales pleinement responsables pour leur silence et leur inaction face à ces violations continues visant à dissimuler la vérité au monde. Dans ce contexte, le Conseil appelle toutes les organisations internationales, juridiques et médiatiques à agir efficacement pour mettre un terme à ces violations, assurer la protection des journalistes et poursuivre les auteurs de ces actes en tant que criminels de guerre.
L’ONU mise devant ses responsabilités
Par ailleurs, l’Organisation nationale des journalistes algériens considère que cette attaque constitue un nouveau crime venu s’ajouter à la série de crimes perpétrés par l’occupation sioniste, qui cible continuellement les journalistes palestiniens et les institutions médiatiques, dans une tentative de dissimuler la vérité et de faire taire la voix de la résistance.
Dans son communiqué, l’organisation a exprimé son rejet total de toutes les formes d’agression contre les journalistes palestiniens. Elle a appelé les instances internationales, en tête desquelles l’Organisation des Nations unies, ainsi que les organisations de défense des droits humains et les instances journalistiques mondiales, à agir de manière urgente et efficace afin d’assurer la protection du peuple palestinien et des journalistes qui accomplissent leur mission dans des conditions humanitaires extrêmement difficiles.
Le bureau exécutif national de l’organisation a également réaffirmé sa solidarité totale et inconditionnelle avec les journalistes palestiniens ainsi qu’avec le peuple palestinien héroïque, face aux crimes de génocide perpétrés par l’entité sioniste.
En conclusion de son communiqué, l’organisation a insisté sur le fait que la voix de la vérité ne sera pas réduite au silence, et que la presse libre restera une arme face à l’occupation et à l’agression.
Synthèse Badis B.
