Lors d’une réunion tendue rapportée par The Jerusalem Post, le gouvernement sioniste a approuvé l’accord dit du Ghaza deal, censé permettre la libération des otages et amorcer la fin du conflit.
Par S. M.
L’événement, marqué par la présence de Steve Witkoff et de Jared Kushner, a vite tourné à un affrontement politique. Benjamin Netanyahu a ouvert la séance en justifiant un compromis nécessaire pour «sauver des vies et détruire le Hamas», tout en appelant ses alliés à «naviguer entre réalité et défis».
Mais les échanges ont dégénéré : le ministre de la Sécurité Itamar Ben-Gvir a vivement attaqué les envoyés américains, dénonçant «un accord impossible à accepter» et assimilant le Hamas à Hitler. «Feriez-vous la paix avec Hitler ?», a-t-il lancé, accusant Washington de pousser à libérer des «tueurs et violeurs». D’autres ministres, comme May Golan, ont soutenu cette ligne dure, affirmant qu’«il n’y a personne en face pour la paix».
Le Ghaza deal apparaît ainsi comme un pari fragile, entre impératif humanitaire, calcul politique et fracture idéologique au sein du gouvernement sioniste.
Ce qu’il faut dire
Ces va-t-en-guerre sionistes, drapés dans la vertu du “jamais plus”, ont trahi l’humanité qu’ils prétendent défendre. Sous couvert de “sécurité nationale”, ils perpétuent un carnage méthodique, effaçant Ghaza de la carte à coups de bombes et d’hypocrisie. Quand Ben-Gvir ose comparer le Hamas à Hitler, il inverse les rôles de l’Histoire : les bourreaux d’aujourd’hui sont à Al Qods. Refuser la paix, c’est refuser la vie.
C’est choisir le sang plutôt que le dialogue. Derrière chaque missile, c’est un enfant, une mère, une mémoire qu’on assassine. Le “deal de Ghaza” n’est plus un accord : c’est un miroir brisé où se reflète la faillite morale d’un gouvernement génocidaire.
S.M.
