Les juges de la chambre criminelle de la Cour suprême rejeté récemment dans le fond et dans la forme, tous les pourvois en cassation introduits par le condamné jugeant que ces procédures visent à fuir ses responsabilité pénale à gagner le temps pour que les jugements prononcés contre lui ne soient pas définitifs.
Par Redouane Hannachi
Le bourreau de la cité Vauban à Hussein Dey et de la rue Rouchai Boualem du quartier d’El Hamma a tenté par tous les moyens légaux et les manœuvres frauduleuses depuis plus de 13 ans d’obtenir gain de cause dans la bataille judiciaire qui l’oppose aux procureurs généraux allant jusqu’à plaider parfois la démence et parfois l’excuse de la provocation qu’exerceraient sur lui, ses victimes. Les membres du tribunal criminel d’Alger qui l’ont jugé plus de 8 fois pour ses quatre ignobles crimes perpétrés sur des innocents, se souviendront sans doute du sang froid avec lequel le bourreau, sans remords, répondait aux questions qui lui ont été posées.
Trois jours à peine après son interpellation et son arrestation par les éléments de la police judiciaire de la sûreté de daïra d’Hussein Dey, l’auteur présumé du crime crapuleux commis sur la personne d’un ancien élément de la police judiciaire de la sûreté d’Alger, dont le corps a été retrouvé décapité et incinéré et abonné dans l’enceinte même du cimetière «El Kobaihia» de Rouïba, a reconnu au cours de l’interrogatoire , avoir été à l’origine de deux autres crimes abominables perpétrés cette fois-ci en plein cœur du quartier populaire de Mohamed Belouizdad (ex-Belcourt). En effet, l’auteur de ces quatre actes criminels est issu d’une famille riche et très connue au niveau de la cité d’El Aqiba. Il gérait de manière illégale et anarchique, un parking situé dans l’enceinte de l’ancien siège de la société Coca Cola. Ce parking a été récupéré par la commune de Belouizdad, dans le cadre de l’emploi des jeunes.
Infanticide
Le mis en cause répondant aux initiales de Kh.C, âgé de 40 ans, sans antécédents judiciaires, ex- étudiant à la faculté des sciences juridiques et administratives de Ben Aknoun, n’a pas pu faire face au professionnalisme des éléments de la police judiciaire de la sûreté d’Hussein Dey. Pour preuve, les investigateurs ont pu, grâce à une minutieuse enquête qui n’a duré que quelques jours seulement, identifier l’auteur présumé, et ce, suite à des informations parvenues à leur service. Ce dernier a fini par reconnaitre tous les faits qui lui ont été reprochés lors de l’enquête préliminaire concernant l’assassinat du policer qui n’est autre que le frère du chanteur Sid Ali Dziri. Il a reconnu également avoir asséné plusieurs coups de couteau à sa victime avant de décider de se débarrasser définitivement du corps en le tranchant en petits morceaux puis de le calciner.
Il prétendait que sa victime exerçait sur lui des pressions et lui faisait du chantage en lui exigeant des sommes faramineuses contre son silence par rapport aux deux autres crimes qu’il a commis. Selon des renseignements concordants, le mis en cause a tout d’abord avoué aux enquêteurs avoir mis fin aux jours de sa propre progéniture qu’il a eu de manière illégale avec une jeune fille qui souffrait de troubles psychiatriques. Sans foi ni loi, le sanguinaire les a tuées puis les a arrosées d’acide avant de les jeter dans un puits. Sans regrets il a dévoilé aux enquêteurs, l’endroit où il a purement et simplement enterré le nouveau-né : «Je l’ai étranglé puis enterré à l’intérieur de l’ancien siège de la société Coca Cola», a-t-il avoué. Il a par ailleurs reconnu avoir assassiné et enterré au même endroit un voisin à lui, porté disparu depuis plus de deux mois à cause d’un litige financier qui les opposait. Il convient de signaler que les éléments de la police judiciaire de la sûreté de daïra d’Hussein Dey et ceux de la police scientifique se sont déplacés sur les lieux des crimes.
La police judiciaire a procédé ce jour-là à l’audition des proches et voisins notamment les gardiens du parking afin d’avoir plus de renseignements quant à ces actes bestiaux.
R.H.