Le dossier de l’affaire dite «parrainage aux élections présidentielles 2024» sera traité, sauf report, demain par la présidente de la 10e chambre pénale de la Cour d’appel d’Alger spécialisée dans le traitement des affaires liées à la lutte contre la malversation et la corruption.
En effet, les avocats de la défense constitués ont introduit des appels à la chambre pénale pour la révision du procès et par conséquent, les peines prononcées le 26 mai dernier par le président du pôle financier et économique du tribunal de Sidi M’Hamed contre leurs clients lors du premier jugement. A leur tête l’ancienne présidente de la Confédération générale des entreprises algériennes (CGEA). saida Neghza, condamnée à une peine de dix ans de prison ferme assortie d’un million de dinars sans le mandat de dépôt. Le président du tribunal a infligé les mêmes peines et les mêmes amendes à Belkacem Sahli ancien député et ancien secrétaire d’Etat chargé de la Communauté algérienne à l’Etranger et au docteur Abdelhakim Hamadi. Le président chargé du dossier a jugé que toutes les preuves légales et matérielles concernant la fraude électorale sont réunies.
Le président a par ailleurs condamné les deux fils de Neghza à des peines allant de 5 à 8 ans de prison ferme. Le juge a lancé un mandat d’arrêt contre un de ses enfants. Le président a en outre prononcé pas moins de 60 peines allant de cinq à huit ans de prison ferme contre les détenus qui ont manifesté leur colère juste après avoir appris le verdict. Aucun des prévenus détenus n’a bénéficié d’une relaxe. Ils ont été tous condamnés à des peines de prison ferme. Ils ont été reconnus coupables de complicité dans l’opération de fraude électorale.
Par contre, le président a répondu favorablement aux demandes du procureur de la République du pôle pénal de Sidi M’Hamed.
R.H.