Le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, Abdelhak Saihi, a ordonné l’unification des mécanismes de collecte et d’analyse des données relatives aux accidents du travail et aux risques professionnels, ainsi que leur exploitation dans l’élaboration d’études analytiques anticipatives, afin de soutenir la prise de décision et d’améliorer les politiques de prévention.
Il a également insisté sur le développement de programmes de formation numériques au profit des travailleurs et des entreprises, via des plateformes interactives, dans le but d’ancrer la culture de la prévention et de la sécurité au travail, et d’élargir les actions de sensibilisation grâce à la numérisation.
Ces instructions ont été données lors d’une réunion d’évaluation présidée par le ministre au siège du ministère, consacrée au suivi et à l’évaluation des activités de l’Organisme de prévention des risques professionnels dans les secteurs du bâtiment, des travaux publics et de l’hydraulique.
Évaluation des modes de gestion
Selon un communiqué du ministère, cette réunion s’inscrit dans le cadre des rencontres périodiques organisées par le ministre afin d’évaluer les modes de gestion, de mesurer les indicateurs de performance et de suivre la mise en œuvre des recommandations visant à améliorer le service public, notamment dans les domaines de la santé et de la sécurité au travail, ainsi que de la prévention anticipative des risques professionnels.
Les entreprises à haut risque ciblées
À cet effet, le ministre Saihi a donné des directives pour «intensifier les sorties de terrain ciblant les chantiers du BTPH, et orienter les interventions vers les entreprises présentant des risques élevés et une forte densité de main-d’œuvre, dans le cadre d’une approche préventive anticipative».
Il a, également, insisté sur « un suivi permanent de la mise en œuvre des plans de prévention en matière de santé et de sécurité professionnelles outre de soumettre les infractions aux instances compétentes», et d’«accompagner les entreprises dans l’élaboration et la mise en œuvre des dispositions préventives collectives et individuelles relatives aux activités du bâtiment, des travaux publics et de l’hydraulique», en se basant sur les indicateurs de risques et les taux d’accidents.
A cet égard, le ministre insisté sur l’importance d’«unifier les mécanismes de collecte et d’analyse des données liées aux accidents de travail et aux risques professionnels, et de les exploiter dans l’élaboration d’études analytiques prospectives appuyant la prise de décision et l’amélioration des politiques préventives, de développer des programmes de formation numériques au profit des travailleurs et des entreprises via des plateformes interactives, et d’accélérer la numérisation de l’ensemble des services de l’organisme de prévention en renonçant aux modes de gestion traditionnels».
Intensification du contrôle
Par ailleurs, le ministre a mis en avant la nécessité de «développer un système d’information national intégré et sécurisé, conforme aux normes modernes en matière de santé et de sécurité professionnelles, et d’élaborer un plan stratégique pour la période 2026-2030, conforme à la politique nationale de transformation numérique, reposant sur la numérisation du processus préventif, l’amélioration de la qualité des services et la facilitation de l’accès à l’information au profit des entreprises et des travailleurs».
R.E
