Le secrétaire général du Front de libération nationale (FLN), Abdelkrim Benmbarek, a estimé hier que les prochaines échéances nationales constitue « un véritable test de maturité politique », soulignant que les élections ne doivent pas être perçues comme une simple compétition chiffrée, mais comme un mécanisme de reconstruction de la confiance entre les citoyens et les institutions, de renouvellement des performances et de valorisation des compétences.
Lors d’un rassemblement dans la wilaya de Blida, le premier responsable du parti a évoqué les échéances politiques à venir, la refondation de la pratique partisane, insistant sur la nécessité de fonder les futurs choix du parti sur la compétence, l’intégrité et la crédibilité, rejetant toute logique de calculs conjoncturels. Selon lui, l’expérience a démontré que tout relâchement en la matière « coûte cher au parti comme à l’État ». Pour Abdelkrim Benmnarek, la phase actuelle ne tolère ni demi-mesures ni profils faibles, mais requiert des hommes capables d’assumer pleinement leurs responsabilités au service de l’intérêt général.
Fini la politique des salons
Sur le plan de l’action de terrain, le secrétaire général a affirmé que la proximité du FLN avec les citoyens n’est ni circonstancielle ni opportuniste, mais relève d’une méthode politique permanente. « Le citoyen veut aujourd’hui être écouté et associé, non simplement sollicité », a-t-il déclaré, appelant les élus du parti à multiplier les sorties sur le terrain et à être à l’écoute des préoccupations citoyennes. « Les politiques efficaces ne se construisent pas dans les bureaux fermés, mais à partir d’une connaissance réelle du terrain », a-t-il ajouté.
Engagement, discipline et respect
La restauration de la confiance, selon le FLN, passe par la sincérité, la clarté et la capacité à expliquer les politiques publiques dans un langage accessible, sans condescendance ni justification excessive. Dans cette optique, le parti se dit ouvert à toutes les Algériennes et à tous les Algériens attachés au projet national et désireux de s’engager de manière consciente et responsable dans l’action politique. Toutefois, cet esprit d’ouverture reste conditionné par l’engagement, la discipline et le respect de la référence nationale, le FLN se définissant comme une institution politique porteuse d’une responsabilité historique.
Le discours a également mis l’accent sur l’importance de la formation politique et intellectuelle, qualifiée de « pierre angulaire » dans la construction d’un militant averti et d’une pratique politique saine. Le FLN place ainsi la formation au cœur de ses priorités, tant sur le plan organisationnel que dans la compréhension approfondie de l’État, de la Constitution, de l’économie et des relations internationales.
Dans un contexte marqué par une exigence accrue de résultats, le secrétaire général a estimé que la phase actuelle impose un discours de vérité, une pratique responsable et une organisation disciplinée. « Le citoyen est aujourd’hui plus conscient, plus exigeant et beaucoup moins tolérant face à l’improvisation et aux contradictions », a-t-il affirmé. À ce titre, le passage de la légitimité historique à la légitimité de la réalisation constitue, selon lui, le véritable défi pour les partis issus du mouvement national.
Le pari sur le militant conscient
Le FLN se dit ainsi conscient que la préservation de sa place sur la scène nationale dépend de sa capacité à contribuer efficacement à la résolution des problèmes sociaux et économiques, notamment à travers l’action de ses élus dans les collectivités locales. Le discours a insisté sur le fait que les slogans, à eux seuls, ne créent ni développement ni progrès, et que tout discours déconnecté des réalités du terrain est voué à perdre rapidement sa crédibilité. L’élu du FLN, a-t-il martelé, est à la fois représentant de l’État et serviteur du citoyen, responsable devant l’histoire.
Sur le plan politique, le secrétaire général a réitéré le rejet de toute pratique portant atteinte à l’image de l’action publique, réaffirmant l’engagement du parti à demeurer un espace de probité, de compétence et de discipline, fidèle aux valeurs humaines léguées par les martyrs de la Révolution.
Dans cette perspective, les élus du parti, à tous les niveaux — communal, wilayal et parlementaire — sont appelés à être des acteurs efficaces de la mise en œuvre des politiques de l’État, et non de simples vitrines discursives. Les assemblées élues ne doivent pas être, a-t-il insisté, des espaces de positionnement politique, mais des cadres dédiés au service du citoyen, à la prise en charge de ses préoccupations et à la promotion d’un développement national équilibré et inclusif. L’orateur a également insisté sur l’importance du respect de la hiérarchie institutionnelle et de la discipline collective, mettant en garde contre les initiatives individuelles de nature à fragiliser l’action commune.
Islam K.
