S’exprimant hier à Aïn Témouchent, le président du Mouvement de la Société pour la Paix (MSP), Abdelaali Hassani Cherif, a estimé qu’il était temps de mettre un terme aux tentatives de division de l’Algérie.
Le MSP a commémoré hier le 65ᵉ anniversaire des manifestations de décembre 1960 à travers une conférence politique intitulée : «Les manifestations de décembre 1960 : épopée d’un peuple et d’une patrie, de la libération à l’édification». Supervisée par le président du mouvement, cette rencontre a mis en lumière les moments forts du combat national contre le colonialisme, tout en rappelant la portée actuelle des idéaux de la Révolution dans la construction de l’État et la consolidation de la souveraineté nationale.
Avertissement contre les tentatives séparatistes
Dans son allocution, Hassani Cherif a adressé un message clair aux acteurs politiques français accusés de soutenir des mouvements séparatistes. «Ce message s’adresse aux politiciens français qui soutiennent aujourd’hui certains mouvements séparatistes», a-t-il indiqué. Il a rappelé que le peuple algérien avait répondu avec force les 9 et 11 décembre 1960, en affirmant son unité et son refus de toute division, «l’Algérie est algérienne, musulmane et unie, et elle ne tolère ni séparation ni division». «Toute personne qui croit que l’Algérie peut être construite sur la base de sa division se trompe complètement, car l’indépendance de l’Algérie est née de son unité depuis le 1ᵉʳ Novembre», ajoute le président du mouvement.
Un appel à la sagesse et à l’unité nationale
Face aux mutations internationales, le président du MSP a insisté sur la nécessité de la cohésion nationale. «La plus grande sagesse consiste à unifier les Algériens et à renforcer leur confiance en leur pays et dirigeants», a-t-il insisté.
Il a souligné que la fidélité aux valeurs du message de Novembre 1954 demeure un rempart solide contre toutes les menaces, ajoutant : «Tant que le peuple algérien reste attaché à ces valeurs, l’Algérie restera imprenable».
Retour sur une bataille diplomatique
Abdelali Hassani Cherif est revenu sur le parcours de la question algérienne au sein des instances internationales, rappelant que la reconnaissance par l’ONU du droit du peuple algérien à l’autodétermination est un tournant majeur dans la lutte diplomatique menée par l’Algérie. Selon lui, cette reconnaissance internationale avait alors poussé le président français Charles de Gaulle à redéfinir sa position sur la question algérienne, affirmant : «L’Algérie est algérienne».
Un parallèle avec les dossiers palestinien et sahraoui
Pour le président du MSP, l’histoire se répète. Il a établi un parallèle entre le traitement réservé à la question algérienne dans les années 1950-1960 et celui que connaissent aujourd’hui les dossiers de la Palestine et du Sahara occidental au niveau de l’ONU. Il estime que les mêmes méthodes sont utilisées pour tenter de maintenir certains peuples sous domination ou influence coloniale, «nous avons vécu cette expérience, et nous voyons comment les ennemis des peuples reprennent les mêmes étapes pour imposer leur hégémonie».
En conclusion, le président du MSP a réaffirmé que l’Algérie dispose de nombreux atouts pour résister à ses adversaires et poursuivre son développement. Il a rappelé que le mouvement reste attaché à une seule ligne directrice, «l’Algérie a été libérée par tous, et elle doit être construite par tous», soulignant, « l’unique agenda du MSP est celui de la nation».
K. Z.
