Le Parlement reprend ses travaux demain avec l’ouverture de la session ordinaire 2026-2027, conformément à l’article 138 de la Constitution.
Cette rentrée intervient après une phase de préparation marquée par une série de concertations au sein des deux chambres, avec pour objectif d’arrêter les priorités de la nouvelle session et de renforcer la coordination entre les différentes composantes de l’institution parlementaire.
Au Conseil de la nation, le président Azouz Nasri a présidé, hier, une réunion élargie du bureau, réunissant les présidents des groupes parlementaires, le délégué des membres non affiliés à un groupe ainsi que l’observateur parlementaire. Les échanges ont porté sur les dernières dispositions liées à l’ouverture de la session, prévue hier.
La réunion a également permis de préparer la rencontre des deux chambres avec le représentant du gouvernement, destinée à arrêter l’ordre du jour de la nouvelle session. La programmation des activités législatives et de contrôle figure ainsi parmi les principaux axes retenus pour cette nouvelle séquence parlementaire.
Légiférer, contrôler et moderniser
Le Conseil de la nation entend également inscrire cette session dans une dynamique de consolidation de son activité. Le bureau élargi a examiné la programmation des travaux législatifs et de contrôle ainsi que les activités destinées à promouvoir la culture parlementaire.
Cette programmation intervient alors qu’une révision du règlement intérieur du Conseil de la nation est attendue. L’objectif est notamment de faire évoluer les mécanismes de fonctionnement de l’institution en fonction des nouvelles exigences du travail parlementaire.
La situation des questions orales déposées auprès du bureau du Conseil a également été abordée. Ce volet devrait contribuer à maintenir le contrôle de l’action gouvernementale parmi les instruments privilégiés du débat parlementaire.
Renforcer le dialogue interne
À l’Assemblée populaire nationale, la présidente Khalida Boufedeche s’est, rendue dans les bureaux des groupes parlementaires et a rencontré leurs présidents ainsi que leurs membres.
Cette initiative traduit la volonté de renforcer le dialogue interne à l’Assemblée à l’approche de la nouvelle session. Elle doit également permettre de recueillir les préoccupations des différentes composantes politiques représentées au sein de l’APN et de favoriser une meilleure coordination autour des travaux à venir.
La démarche intervient dans un contexte où l’efficacité du travail parlementaire dépend autant de la programmation des textes que de la capacité des différentes composantes de l’institution à coordonner leurs positions et à faire remonter les préoccupations exprimées sur le terrain.
La rupture avec les Emirats s’invite au Parlement
La situation régionale s’est également invitée dans les travaux préparatoires du Conseil de la nation. Le bureau élargi a exprimé son «plein soutien» à la décision souveraine de l’Algérie de rompre ses relations diplomatiques avec les Émirats arabes unis.
Cette position, intervenue après, selon le communiqué, des «mises en garde successives», marque l’inscription de cette question dans le débat institutionnel, au moment où le Parlement s’apprête à reprendre ses travaux.
Au-delà de cet épisode politique, la nouvelle session devrait surtout être marquée par la reprise régulière des activités législatives et de contrôle. Les parlementaires seront appelés à examiner les textes programmés, à suivre l’action gouvernementale et à relayer les préoccupations liées aux attentes des citoyens.
Une rentrée sous le signe de l’efficacité
La nouvelle séquence parlementaire devra ainsi conjuguer production législative, contrôle et dialogue institutionnel. La rentrée parlementaire s’annonce donc comme une nouvelle étape pour les deux chambres, avec l’enjeu de traduire les mécanismes de concertation engagés ces derniers jours en une activité parlementaire plus soutenue, structurée autour de la législation, du contrôle et du suivi des préoccupations nationales.
A.M
