À l’occasion de la Journée africaine de lutte contre la corruption 2026, le président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, a réaffirmé l’engagement de l’institution en faveur de la promotion de l’intégrité, de la transparence et de la responsabilité, considérées comme des piliers essentiels à la réalisation de l’Agenda 2063, «l’Afrique que nous voulons».
Reprenant une citation de l’ancien secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, selon laquelle «si la corruption est une maladie, l’intégrité et la transparence sont les remèdes essentiels à la renaissance de notre continent», le président de la Commission a souligné que la lutte contre la corruption demeure au cœur des enjeux de développement, de paix, de sécurité et de justice sociale en Afrique.
Évoquant le thème retenu pour l’édition 2026, «Étendre la promotion de l’intégrité et les actions de lutte contre la corruption à travers l’Afrique», Mahmoud Ali Youssouf a estimé qu’il traduit la vision de l’Union africaine en faveur d’une gouvernance démocratique fondée sur des valeurs communes.
Il a insisté sur le fait que l’intégration continentale repose sur la confiance entre les États membres, laquelle ne peut être consolidée qu’à travers l’intégrité, la transparence et des mécanismes efficaces de redevabilité.
Au-delà des lois
Le président de la Commission a salué le rôle du Conseil consultatif de l’Union africaine sur la corruption (AUABC) dans la promotion et la mise en œuvre de la Convention de l’Union africaine sur la prévention et la lutte contre la corruption.
Il a, toutefois, souligné que les dispositifs juridiques et institutionnels, à eux seuls, ne suffisent pas. Il a plaidé en faveur d’une transformation culturelle fondée sur l’éthique, l’intégrité et la responsabilité au sein des sociétés africaines.
Réaffirmant le soutien de la Commission aux États membres, Mahmoud Ali Youssouf a encouragé l’adoption et la mise en œuvre de stratégies nationales en matière d’intégrité et d’éthique.
Il a également appelé à un renforcement de la coopération multilatérale afin d’accélérer le recouvrement des avoirs détournés et d’harmoniser les efforts de lutte contre la corruption à l’échelle du continent.
Une responsabilité partagée
Le président de la Commission a enfin rappelé que la lutte contre la corruption demeure une priorité stratégique pour l’Union africaine. Il s’est engagé à poursuivre le soutien apporté au conseil consultatif de l’Union africaine sur la corruption et a appelé les gouvernements, les institutions, la société civile, le secteur privé et les citoyens à unir leurs efforts.
«La promotion de l’intégrité et la lutte contre la corruption sont une responsabilité continentale partagée. En intensifiant nos efforts collectifs, nous pouvons préserver les ressources de l’Afrique, renforcer la confiance du public et accélérer la réalisation de l’Agenda 2063 au profit des générations présentes et futures», a-t-il déclaré.
R.N
