Le ministre a rappelé que la diffusion des sujets d’examen est une infraction grave, sanctionnée par l’exclusion et des poursuites judiciaires.
Le ministre de l’Éducation nationale, Mohamed Seghir Sadaoui, a donné hier, depuis le lycée Colonel Amirouche de Tizi-Ouzou, le coup d’envoi officiel des épreuves du baccalauréat, session de juin 2026.
Au total, plus de 876 000 candidats sont appelés à composer jusqu’à jeudi prochain dans 2 973 centres d’examen répartis à travers l’ensemble du territoire national.
À cette occasion, le ministre a mis en avant les mesures exceptionnelles déployées pour garantir l’intégrité de cet examen national, notamment à travers le renforcement des dispositifs de lutte contre la fraude et l’adaptation des restrictions liées à l’utilisation d’Internet.
Lors d’un point de presse tenu en marge du lancement des épreuves, Mohamed Seghir Sadaoui a expliqué que les mesures relatives à Internet font l’objet d’améliorations continues d’une année à l’autre. Il a rappelé que, lors de la précédente session, les restrictions étaient limitées aux centres d’examen et à leur environnement immédiat.
«Cette année, nous avons davantage affiné le dispositif en réduisant encore la zone concernée par le blocage des réseaux sociaux en dehors des centres d’examen, de manière à ce que les restrictions demeurent pratiquement limitées aux seuls centres de déroulement des épreuves», a-t-il déclaré.
Ces mesures s’inscrivent dans le cadre des dispositifs organisationnels et techniques mis en place pour sécuriser le déroulement du baccalauréat et prévenir les tentatives de fraude utilisant les moyens modernes de communication.
Renforcement continu des dispositifs
Le ministre a également révélé que le secteur dispose désormais de technologies permettant d’identifier immédiatement tout candidat enfreignant les règles de probité des examens.
«Nous sommes aujourd’hui capables de détecter un candidat qui enfreint les règles de l’examen, d’établir son identité et de transmettre instantanément l’information aux responsables concernés», a-t-il affirmé, soulignant que les outils technologiques actuels permettent notamment de repérer l’usage illicite du téléphone portable à l’intérieur des centres.
Toutefois, Mohamed Seghir Sadaoui a insisté sur le fait que l’objectif demeure avant tout préventif. «Nous comptons sur la conscience collective grandissante de nos élèves et de l’ensemble des organisateurs pour éviter d’en arriver à des sanctions», a-t-il indiqué.
Le ministre a par ailleurs rappelé que la diffusion des sujets d’examen via les moyens de communication ou les supports technologiques constitue une infraction grave, passible d’exclusion et de poursuites judiciaires. Il a toutefois salué la baisse progressive des cas de fraude enregistrés ces dernières années, qu’il attribue à une prise de conscience croissante des candidats.
Une année scolaire marquée par plusieurs réformes
Invité samedi sur le plateau de la Télévision algérienne, le ministre a dressé un bilan positif de l’année scolaire 2025-2026, estimant qu’elle a été marquée par «une évolution qualitative», tant sur le plan pédagogique qu’organisationnel.
Parmi les principales réalisations évoquées figurent l’introduction d’améliorations dans certaines matières du cycle primaire, le renforcement des activités culturelles et sportives au secondaire, ainsi que l’organisation d’un vaste concours national de recrutement d’enseignants.
Selon le ministre, cette opération, à laquelle ont participé plus de 1,065 million de candidats et qui a été gérée pour la première fois de manière entièrement numérisée, verra ses résultats annoncés prochainement.
L’année scolaire a également été marquée par le lancement de la première édition du Prix national de l’innovation scolaire et par la relance du concours national «Entre les lycées», destinés à encourager l’esprit d’initiative, de créativité et de compétition positive au sein des établissements éducatifs.
Enfin, Mohamed Seghir Sadaoui a annoncé la tenue de la deuxième édition de la campagne nationale de récupération et de recyclage des cahiers scolaires, organisée en partenariat avec plusieurs acteurs, notamment le ministère de la Jeunesse et les Scouts musulmans algériens. Cette initiative vise à sensibiliser les élèves aux enjeux du recyclage et à encourager leur participation active à l’économie circulaire au service de l’économie nationale.
Approche «zéro papier»
Le ministre de l’Éducation nationale a indiqué que le processus de préparation de l’examen du baccalauréat a été mené en mode «zéro papier», soulignant les efforts du secteur pour concrétiser la transformation numérique. Il a affirmé que le secteur a franchi une étape importante dans la numérisation.
- Khermane
