La situation sécuritaire se dégrade de plus en plus au Mali, où les combats ont repris, ce dimanche 26 avril au matin, dans la ville de Kidal, dans le nord du pays entre la rébellion touareg, appuyée par les djihadistes d’Al-Qaida, contre l’armée malienne, soutenue par des mercenaires russes, a appris l’Agence France-Presse (AFP) auprès de la rébellion touareg et d’un élu local.
« Les combats ont repris à Kidal ce [dimanche] matin. Nous voulons déloger les derniers combattants russes qui se sont réfugiés dans un camp », a déclaré à l’AFP un porte-parole des rebelles touareg, Mohamed Ramdane. L’information a été confirmée par un élu local.
« Aujourd’hui dimanche, les combats ont repris à Kidal entre l’armée malienne, les Russes et les rebelles [touareg]. Des habitants ont entendu des coups de feu. Ça tire », a affirmé à l’AFP cet élu qui a demandé à rester anonyme pour des raisons de sécurité.
« L’objectif des assaillants n’était pas de prendre et de contrôler (des) villes mais de mener des actions coordonnées pour au moins prendre Kidal qui est un symbole assez fort », a affirmé dimanche à l’AFP une source de sécurité.
A Bamako, des militaires étaient postés dimanche matin autour d’une clinique où a été admis la veille le ministre de la Défense Sadio Camara, selon une source médicale et des témoins.
Selon des habitants, la résidence du ministre à Kati, ville voisine de Bamako et fief de la junte au pouvoir, a été en grande partie détruite par une forte explosion. Son entourage a démenti des allégations selon lesquelles M. Camara était blessé.
Dans la capitale, les accès menant aux installations militaires sont bloqués par des barrières et des pneus, a constaté un journaliste de l’AFP.
Dans le quartier périphérique de Sénou qui abrite l’aéroport et théâtre de violents combats la veille, le climat reste marqué par l’inquiétude. « Je sens encore des détonations dans mes oreilles. C’est traumatisant ». a déclaré un habitant.
A Kati, le calme est revenu après que « les jihadistes ont quitté les lieux mais nous nous vivons dans la peur », a affirmé dimanche à l’AFP un habitant.
R.I/Agences
