Chargé par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, le ministre d’État et ministre des Affaires étrangères, Ahmed Attaf, a effectué, hier, une visite officielle à Bruxelles.
Cette visite a pour objectif de renforcer et d’approfondir les relations entre les deux pays, dans un contexte de coopération de plus en plus dynamique et ambitieuse, précise le communiqué de la diplomatie algérienne.
Selon la même source, cette visite intervient à un moment où les relations algéro-belges connaissent un renouveau. Ahmed Attaf a pour mission de contribuer à établir un partenariat bilatéral «plus dense, plus efficient et plus efficace». Au programme de sa visite, des rencontres avec les plus hautes autorités politiques du Royaume de Belgique.
L’Algérie et la Belgique partagent des intérêts communs sur plusieurs fronts, notamment en matière économique, de coopération politique et de sécurité. Les deux pays ont récemment fait des avancées significatives dans plusieurs domaines, notamment en matière de dialogue et de partenariat stratégique.
Lors de cette visite, Ahmed Attaf et les autorités belges devaient discuter de plusieurs projets conjoints dans des secteurs clés tels que l’énergie, les infrastructures, ainsi que l’échange de bonnes pratiques en matière de gouvernance et de développement durable.
Un pas vers la gestion des migrations
Un des résultats les plus marquants de cette visite est la signature, hier, d’un accord de réadmission entre les deux pays. Cet accord permet la réadmission des ressortissants algériens en situation irrégulière en Belgique, facilitant ainsi leur renvoi vers leur pays d’origine.
Cet accord s’inscrit dans un contexte où la Belgique, confrontée à un problème de surpopulation carcérale, cherche à réduire la pression sur ses établissements pénitentiaires. Selon les autorités belges, pas moins de 780 personnes se déclarant algériennes sont actuellement incarcérées dans les prisons du pays, dont une grande majorité sans titre de séjour valide. Ce chiffre fait écho aux préoccupations des autorités locales, en particulier celles de l’Arizona, où la surpopulation carcérale est également un enjeu majeur. Les discussions autour de cet accord soulignent l’importance de la coopération internationale dans la gestion des migrations et de la sécurité.
Perspectives d’avenir
L’Algérie, de son côté, voit dans ce rapprochement une occasion de diversifier ses relations internationales, notamment avec l’Europe. Les autorités belges, pour leur part, espèrent renforcer leur coopération avec un pays stratégique du Maghreb, au moment où les défis sécuritaires et économiques nécessitent une collaboration renforcée entre les nations.
En conclusion, cette visite symbolise une nouvelle phase dans les relations bilatérales entre l’Algérie et la Belgique, mettant en lumière une volonté commune d’établir un partenariat plus solide et plus durable. Les développements futurs de cette coopération pourraient marquer une évolution importante dans le cadre des relations entre l’Europe et le Maghreb.
R.N.
